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  • : La vie au jour le jour en Inde, les voyages de connaissance de soi que nous proposons dans ce pays si différent de la France, toutes les réflexions qui nous viennent dans nos différentes expériences en comparaison avec ce que nous vivons en France.
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 11:59

 

2010 pink city Depuis 2ans je me demandais ce que les touristes pouvaient encore trouver à notre vieille cité historique... City Palace, Hawa mahal, ok, mais les bazars n'étaient plus ce qu'ils étaient...2008 Pink cityLa couleur des crépis et les crépis eux-mêmes disparaissaient sous l'effet des pluies et du soleil.  2010 pink cityEn 2012  j'ai commencé à voir quelques échaffaudages. Je pensais que quelques riches propriétaires repeignaient.2012 Pink city Et puis non... C'est une réalisation au niveau de toute la City, le haut des bazars a d'abord été ravalé 2012 Pink city réfectionset cette année la partie centrale est presque finie,2013 Pink city réfections dans certaines rues les devantures aussi2013 05 Pink city réfectionsHeureusement ils restaurent comme c'était quand le maharajah a fait construire la Cité. Les enseignes sont en alphasyllabaire devanāgarī, nom des signes servant pour le hindi écrit, ça se lit de gauche à droite. 2013 06 Pink city réfections Contrairement à la croyance occidentale le hindi n'est pas la seule langue en Inde même si le gouvernement a essayé de l'imposer au moment de l'indépendance et encore maintenant même si une plus grande place est faite aux autres langues. Jaipur étant dans le Nord de l'Inde, on y parle le plus souvent hindi mais dans les quartiers musulmans les enseignes peuvent aussi être en alphabet arabe puisqu'on y parle la cousine de l'hindi, l'ourdou. Si vous êtes en campagne au Rajasthan là tous parlent Marwari ! Pas que je veuille faire un cours sur les langues mais juste insister sur comment c'est difficile d'unifier un aussi vaste pays... alors quand je vois que la loi sur maintenir un certain patrimoine collectif est respectée ici, je suis surprise mais contente ! 

 Le travail est vraiment titanesque ! Le résultat donne bien2013 Pink city réfections

Je ne sais pas s'ils s'attaqueront aux rues secondaires... Souvent les touristes se cantonnent aux monuments cités dans les guides et à un ou deux bazars importants mais il y a des centaines de petites rues toutes imbriquées les unes dans les autres. Comme en France au Moyen-âge les artisans se regroupent d'abord par quartiers comme par exemple Johary bazar avec ses centaines de joailliers puis par rue comme Khajjane walon ka rasta, rue des tailleurs de marbre...

Je vous les ferai découvrir dans un prochain article.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 19:00

Kovalam pêche 03Manger du poisson, quel régal ! La vie en dehors des massages et du varmkalai peut se résumer à ça... c'est parfait !
Goa est au bord de la mer mais dans les resto, du bœuf, du porc à la mode portugaise, peu de poisson. Ici, à Kovalam on a tout essayé... les calamars grillés restent mon meilleur souvenir. Et quand on a des envies végétariennes après cette orgie poisson on va au Lonely planet (eh oui le resto s'appelait déjà comme ça, avant le guide célèbre, parait-il).
Le matin tôt, les pêcheurs placent puis ramènent leurs filets. Scène typique, ravissant les touristes. Elle nous a donné l'occas' de belles photos !Kovalam pêche 01 Kovalam pêche 04Kovalam pêche 08Kovalam pêche 10Mais c'est beaucoup de boulot pour quatre poissons et la moitié d'un qui sont négociés directement sur la plage entre le chef des pêcheurs et les femmes.Kovalam pêche 15Kovalam pêche 16



















Rien à voir avec ceux, énormes, des vitrines du bord de mer : requins, crustacés... L'explication, on la comprend la nuit : des lumières par centaines à l'horizon, bien loin de la côte... celles des immenses chaluts qui raclent le fond de la mer et peuvent fournir tous ces hôtels blindés de riches touristes...
Pour combien d'années encore avant épuisement complet ?

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:26

pichavaram-constructionNous passons quelques jours dans un village détruit par le tsunami où Enoch donne un coup de main à la rénovation d'une maison en torchis / bambou pendant que je continue l'enquête sur la mangrove (article pas encore écrit mais ça va venir) puis nous repartons...mangroveNous finissons par trouver la maison du prêtre qui bien sûr nous accueille chez lui. Nous préférerions de beaucoup être à l'hôtel vu l'état de la maison et l'attitude endoctrinante du prêtre mais bon, on se dit que c'est que pour une nuit. Manque de bol, Enoch a choppé un coup de chaleur et a une fièvre carabinée. Tard dans la soirée, le prêtre surgit dans notre chambre et se met à prier avec de grands cris et de grands gestes dignes des pasteurs blacks dans les films américains ! C'est la première fois que nous côtoyons les chrétiens d'Inde. Ils ont le même genre de pratique qu'aux US. De grandes acclamations, des chants... et un "vouloir convertir" impressionnant ! varmakalai : enquête-KanyakumariOn laisse passer l'orage et le lendemain, très tôt, nous voilà partis à pied et en bus à la rencontre du détenteur du secret des points vitaux. J'ai cru qu'on n'y arriverait jamais...bus








Nous changeons de bus je ne me rappelle plus combien de fois. Nous déjeunons dans un resto où le prêtre, en bon tamil qu'il est, s'empiffre au point de ne plus pouvoir se lever puis il tombe dans une lourde somnolence pendant laquelle il rote bruyamment des dizaines de fois.interminable-route Nous le secouons un peu et le pressons "d'y aller". Nous ne savons pas combien de chemin il reste à faire et je ne me vois pas dormant une seconde nuit chez l'habitant dans le coin... Encore des km dans des bus de plus en plus... pourris, n'ayons pas peur des mots. Heureusement la route est plate, et aucun fossé sur les côtés !route



Enfin, nous arrivons. Je me demande déjà avec horreur comment nous allons repartir de ce bled en plein milieu de nulle part à l'heure qu'il est. Le "n'import'nawak" indien continue. Cet autre prêtre chrétien a 92 ans. Après des heures de palabres il accepte de nous initier mais nous devons d'abord lui donner 2 000 ₹. Je suis désignée comme cobaye et je n'en mène pas large. Muni d'une plume pour ne pas toucher les points, ce qui pourrait "s'avérer mortel", le "maître" les pointe un à un.nuque
Enfin, LA révélation... Les points secrets n'en sont pas : tempes, milieu des sourcils, nuque, espace sous le nez, bref ce que n'importe quel pratiquant d'arts martiaux connait... zut de zut !

— Bon maintenant je vais me reposer un peu, vous sortez et on reparle après.
— Ah ben, non, heueu... ça va pas être possible là, on reste pas plus longtemps. Maiaiais à part cetteuh... démo mmmh... qu'est-ce qu'il y a d'autre ?
— Ho, vous savez, j'ai 92 ans mais je peux vous terrasser en 2 secondes.
Oui ben je vais pas risquer la démo, on va m'accuser de brutaliser un vieux et encore si par chance je le tue pas sans faire exprès alors bon...
— Mais pour voir la suite il me faut encore 2 000 ₹.
— Ah en plus ? Ben alors non, ça ira là merci...
Il faut savoir que ça représente plus de 30 € ce qui pour ce que nous venons "d'apprendre" n'est rien d'autre qu'une énorme "enc...de". Mais bon, un deal est un deal, connaissant les inidens, on n'avait qu'à se montrer plus prudents. Nous donnons les 2 000 ₹ (halala, notre honnêteté sera notre perte) et nous sortons de la maison sans un regard en arrière.
Miracle, un bus passe justement !
Il nous faut retourner chez le premier prêtre pour être sur une route nous permettant de continuer vers le Kérala. J'ai repéré le petit village de Kovalam dans le routard et je veux quitter le Tamil nadu de suite. Encore une nuit et au petit matin le bus pour le Kérala.
On arrive en ricksha à Kovalam. Il faut qu'on sorte de cette ambiance glauque dans laquelle on est depuis quelque temps. Je garde les sacs et Enoch entreprend une exploration du coin. Il est en meilleure forme et il est bon dans les dénichages de perles rares. J'attends donc totalement déprimée mais sereine devant ce beau paysage. janvier2 h passent. Ma sérénité va tourner à l'anxiété... quand je le vois apparaître rayonnant. On reprend un ricksha et Enoch lui indique la route, il n'est plus très sûr car il est venu à pied et par un autre chemin. On tournicote un peu et enfin il se repère et m'emmène vers LA guest house. Magnifique, il n'y a pas d'autre mot : cachée dans une forêt infinie de cocotiers, une maison simple...Kovalam guest-house
Kérala Kovalam fin janvier une chambre simple mais très très propre, pas chère, rien à voir avec les "resorts" au bord de l'eau et... à 5 min à pied de la plage... On dépose les sacs, on se douche et on y va et ça le fait à fond !
La mer ! La vraie.
Dans la mer d'Oman on peut se baigner sans crainte
des courants impardonnables ou des merdes qui flottent car oui, du côté Est, les tamils utilisent leurs plages comme crottoirs. Si tu te lèves un peu tôt tu assistes au vidage d'intestins matinaux de tous les villageois à la queue les uns des autres (sans vouloir être porno)...
L'enquête sur le varmakalai continue et comme nous savons qu'il faut également connaître la médecine et les massages ayurvédiques, je me lance dans la recherche d'un bon massage...
ça c'est profiter de la vie !
Enfin... je le croyais, avant d'avoir "subi" mon premier massage...

(à suivre dans "Kovalam beach" ou "sur la piste du varmakalai part 3")

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:11

 

varma-démo : bâtonsNous cherchons à connaître et éventuellement pratiquer un art martial dravidien : kalaripayat, marma ati, silambam, kuttu varisai, varmakalai... Dans les renseignements que nous avions pris en occident, toutes ces disciplines semblaient bien différentes, chacune avec un art de vie différent ou alors une graduation bien structurée d'un même art global. Sur place nous nous sommes aperçus que rien n'était aussi précis. Mais ne sautons pas tout de suite à la conclusion !
Nous atterrissons à Chennai puisque le varmakalai est originaire du Tamil Nadu.
Notre enquête commence péniblement, déjà à Mahaballipuram des passons des heures sur une fausse piste. Nous décidons de coupler cette recherche avec le projet "Plantons des arbres" pour ne pas déprimer ! Le tsunami de 2004 a déPondichéry : ritueltruit des km de côte et nous voulons voir si nos bras et ceux d'une future équipe pourraient être utile pour reboiser la mangrove. Nous décidons donc de longer la côte en allant vers le Sud.
En janvier nous sommes à Pondichéry. Le nouvel an est très fêté en Inde du Sud : j'ai l'occasion de participer à un rituel de femmes, elles m'apprennent à d essiner à la craie devant les maisons. Nous restons dans la ville quelques semaines pour profiter de l'ambiance très particulière de cette ancienne colonie française. Aucune possibilité de trouver du varmakalai ici, un chiropracteur nous parle de quelqu'un, peut-être, à Chidambaram.
Nous arrivons donc dans cette ville peu accueillante malgré les rues en fête "happy pongal". LA ville de Shiva dansant. Chidambaram : natarâjaToujours aucune piste sérieuse pour le varma kalai :
varmakalai-enquête j'ai déjà dit et répété dans ce blog que les indiens sont toujours prêts à rendre service mais écoutent rarement ce qu'on cherche vraiment et nous envoient ou amènent où il semble bien pour eux que nous allions : si nous cherchons un bon resto avec de la vraie nourriture indienne, ils ne nous indiquent pas où eux iraient mais où ils pensent qu'un occidental aimerait manger... Et comme leur idée sur nous est basée sur "on ne sait pas quoi" ça donne très (mais alors TRÈS) souvent du n'importe quoi ! Sur la photo de droite un prêtre nous confie qu'il connait peut-être en effet peut-être quelqu'un qui pourrait peut-être nous renseigner peut-être sur cet art. Il nous fixe d'abord un premier rendez-vous où après quelques propos sur le mystère qui entoure le varmakalai il nous indique un endroit qui s'avère être... une usine de fabrication d'iddly ! On se renseigne autour, dedans, encore autour : rien...happy-pongalEt par hasard 2 jours après la rencontre avec ce prêtre, dans ce même temple, c'est "happy pongal" aussi pour nous : il y a une grande fête dédiée à Shiva et... une démo de varma kalai !
Personne ne parle anglais mais on arrive quand même à se faire comprendre. Pour la démo on nous installe dans l'arène : bien pour les photos mais attention aux yeux, bonjour la poussière !varma-démo : souroulD'abord les débutants et leurs bâtons longs : varma-démo : bâtonsvarma-démo : silambam
plus l'étudiant est avancé plus l'arme est courte, là nous assistons à un combat entre deux maîtresvarma-démo : bâtons courtsvarma-démo : cornes-de-gazellevarma-démo : père-et-fille


 







Armes encore plus courtes : les madûs (cornes de gazelles).
varma-démo : fouet

 





Enfin entrent en jeu les ouroumi ou souroul pattaï, ces redoutables fouets métalliques à 2 ou 3 lanières coupantes comme des rasoirs. 

Shahruk Khan en manie une avec dextérité dans le film de Bollywood "Ashoka". Il fait d'ailleurs à ce moment une réplique pleine de sens à son adversaire qui a seulement une lance : "non, ÇA, c'est une arme".

 

varma-démo : fouets
varma-démo : 2 fouets ou épées souples

Contre ce genre d'épées flexibles qui partent dans tous les sens, point de salut !
D'ailleurs, avant d'en maitriser le maniement, les blessures ne sont pas rares.
Impressionnant !


Et on termine par le combat à mains nues. Les pratiquants sont dans une forme physique top, quelque soit leur âge. Beaucoup de démonstration de souplesse et de puissance.
 varma-démo : maîtres combat mains nues 















varma-démo : maîtres mains-nues
L'efficacité en compétition interdisciplinaire ou en combat de rue et comment les pratiquants intègrent leur discipline dans la vie de tous les jours restent à vérifier. Malheureusement le vieux maître ne prend plus de nouveaux élèves. Déception vite effacée : je n'aurais pas aimé devoir m'installer dans cet endroit pour un apprentissage long, même la côte n'est pas jolie ni sécure.
Après quelques jours à explorer la mangrove, nous reprenons notre route toujours plus au Sud, vers Kânyâkumârî où, paraît-il, un prêtre connait un très vieil enseignant, spécialiste des "points vitaux".
Le pratiquant accompli en varmakalai doit aussi connaître ces points pour vaincre son adversaire ou guérir ses partenaires ainsi que la médecine ayurvédique pour
préparer le corps au mouvement et pour soigner sur les champs de batailles. Ça tombe bien, pour nous, un art martial a une dimension spirituelle et philosophique, c'est une façon de vivre qui prend en compte tout l'être humain, ce n'est pas seulement une technique de self-défense. Ce qui nous intéresse, c'est l'ensemble de l'enseignement.

(à suivre dans "sur la piste du varmakalai part 2")

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 20:59

Zoé continue donc son appropriation de la ville en taxi, en scooter et en riksha...
Nous sommes les seuls dans Jaipur à avoir notre rickshaw perso. Il est conduit par Assalam, le frère de Salam. Il roule au gaz. Biche, une lectrice, me demandait des détails sur la vie matérielle, voici les premières info : 35 roupies du litre le gaz carburant, 55 cts d'euro.CEO-et-chauffeur
à la pompeIl y a les ricksha pour touristes et les autres pour les locaux, ils ne pratiquent pas le même tarif des courses ! Beaucoup de rikshavalas assurent les sorties des écoles, les enfants s'entassent par dizaines sur les banquettes et dans le coffre. Il y a un compteur kilométrique sur tous les rickshaw le "meter",meter mais les conducteurs assurent toujours qu'il ne marche pas. Régulièrement, la municipalié fait passer un arrêté rendant son usage obligatoire. Alors, la police fait une grande opération contrôle : tous les "meter" DOIVENT marcher.à la pompe : tarifs janvier 2012
   
 








Puis bien sûr, Inde oblige, au bout de quelques semaines le soufflet retombe et il faut connaitre la ville pour ne pas payer minimum 10 fois le prix normal. En tout cas en attendant, pendant un certain temps vous pourrez demander tranquillement que le compteur soit mis.
Toutefois ce n'est pas le prix de la course qui est affiché comme dans un taxi : les chauffeurs ont un tableau de correspondance en roupies, ce tableau vous allez devoir vous armer de courage pour qu'ils vous le sortent ! ou y aller au bleuf : pas de tableau pas d'argent ! ou mieux, connaître à peu près le prix de la course, donner les roupies et partir...
Je vous donne le truc : vous multipliez par 5 le nombre indiqué par le meter. C'est à peu près ce que dira le tableau et le chauffeur n'est pas roulé. Exemple : 17 km c'est-à dire du centre ville jusqu'à notre bakery de TAFC, c'est 200 roupies soit environ 3 euros 20. Quand vous êtes touristes, mieux vaut s'entendre sur le prix avant de partir et garder le véhicule à la journée.


Depuis 2008, j'ai pris l'habitude de marcher
derrière Zoé l' appareil photo à la main pour saisir sur le vif nos aventures !
Cette fois-là, elle prend la route d'Amber, au Nord de Pinkcity et nous montons la colline d'Aravali. Endroit idéal pour avoir une vue panoramique sur Jaipur...Tiger-fort ou Nahargarh-fortles murailles de Nahargarh-fortEndroit idéal aussi le soir, pour boire une bière entre copains... Le fort a été construit en 1734 sous Jai Singh II, rappelez-vous, c'est celui qui a dessiné Jaipur et aussi fait construire le grand observatoire astronomique.

À l'occasion elle entraîne ses connaissances françaises à la découverte du City palace. Les Gangajelies en argent dans la cour rappellent le faste des maharajas. Matériaux : argent pur, hauteur : 1,60 m, poids : 340 kg, contenance : 4000 litres, soudure : aucune !city-palace jarre Ces jarres sont au Guiness des records ! Leur histoire : Madho Singh II, le beau-père de Gayatri Devi (toujours pour vous situer dans les info que vous avez déjà !) devait aller en Angleterre au couronnement d'Edouard VII. Très pieu, il a emporté de l'eau du gange dans ces jarres pour ses ablutions. On n'est jamais trop prudents : c'est vrai que l'eau de la Tamise ça donne pas envie encore qu'à l'époque c'était peut-être potable mais j'ai aussi vu le Gange, à Varanassi par exemple, ça donne pas envie non plus, vraiment pas du tout... Mais il est évident qu'en tant que grande rivière sacrée, le Gange n'est pas censé être pollué. Pour un hindouiste pratiquant, parler de la pollution du Gange est une absurdité hors de tout propos !

LMB Pink-cityLMBDe temps en temps, elle ramène aussi des sucreries du LMB pour récompenser ses employés. C'est LA très réputée et très ancienne pâtisserie traditionnelle de Jaipur.
Clin d'oeil à Janine qui adore leurs barfis !
Pour Biche et ceux que ça intéresse, les barfis coûtent environ 250 roupies du kilo, presque 4 euros ce qui en fait une gourmandise "chère". Pour les plus riches, ceux avec des cajous ou autres garnitures, peuvent atteindre 400 roupies/kg. Ils ont des spécialités délicieuses un genre d'énorme caramel croustillant avec des cajous mais tellement au beurre que même moi qui adore le caramel au beurre salé, je ne peux en avaler qu'une bouchée !
La moustache est une traditon du Rajasthan, Zoé a un sac avec cette phrase : "Surviving India : stay calm and grow a moustach". De nos jours, elle est devenue assez rare et quand même, les indiens la portent plus courte que le portier du resto.

Zoé prend aussi parfois des photos illustrant les événements les plus gruts :grutNo comment !

Elle envisage sérieusement d'entraîner Enoch pour grimper LA montagne si changeante avec les saisons.La montagnegreen-Jaipur 2010









Quand elle rentre de la folie bruyante des rues de la ville, loin des "palabres de basse-caste" (expression de Rudyard Kipling qui aimait son pays mais bien avant nous en avait saisi les travers !), elle se sent en sécurité dans LA maison du bonheur qu'elle a dessinée.11 07 22 vue générale

J'espère Zoé que tu cautionneras ce texte et que tu corrigeras si je me suis trompée pour le prix des barfis !

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 19:34

Un peu d'Histoire...jaipur gateNous visitons la vieille ville : Pink city. Entourée de murailles, on y entre par une des 8 portes. Comme je me suis renseignée avant, je fais la maligne et j'explique :
— On dit "la vieille ville", mais elle n'a même pas 300 ans. Pour une ville c'est rien, des villes comme Paris ou Toulouse ont plusieurs milliers d'années.
Avant, c'était Amber qui était la capitale du royaume Kachhwaha, Jaipur n'existait pas !.
— C'était quand le royaume Kachhwaha ?
— Tu sais que l'Inde a été occupée par les anglais. C'est au moment de l'Indépendance en 1947 que le pays a été divisé en états mais avant ça il y avait plein de petits royaumes. La principauté qui correspond à Jaipur maintenant date de 1093, ça s'appellait Dhundhar et Amber était sa capitale.Amber-fort Jaipur n'existait pas. Les mahârâjas de "Dhundhar-Jaipur" appartiennent au clan Râjput Kachhwâhâ, ils disent descendre de Râma.
— Mais Amber c'est juste à côté pourquoi ils l'ont pas agrandi plutôt que d'en faire une nouvelle ?
— La population augmente et à cause des montagnes il n'y a pas assez de place pour agrandir Amber et pas de possibilité de stocker l'eau... Jai Singh II décide donc de bouger la capitale d'une dizaine de km. Il est parti de rien, juste l'emplacement d'un pavillon de chasse. Il était passionné d'architecture. Pour te situer dans le temps il y a eu 9 rois entre lui et SMS le mari de Gayatri Devi ! Il dessine les plans de ce qui sera Jaipur : six blocs séparés par de larges avenues, en respectant les principes du Vastu Shastra, l'équivalent du feng shui chinois pour les indiens qui veulent construire en harmonie avec les divinités de la terre, du ciel, de l'eau, du vent, de l'univers.
— Pourquoi il a tout peint en rose, tu le sais ?
— Au départ la ville était dans les tons gris. C'est seulement en 1876 qu'elle a été peinte en rose, pour souhaiter la bienvenue au Prince Albert mari de la reine Victoria qui venait en visite à Jaipur...
palais-des-ventsCe qui est le plus impressionnant c'est le palais des vents (un peu de hindi : mahal=palais, hawa=vent), les guides le présentent toujours photographié de face. Pris de dos on comprend mieux à quoi il servait : ce n'est qu'un immense paravent pour les princesses qui devaient respecter le purdah.jâlî

Uttar pradesh Agra : jâlî-taj













Elles pouvaient voir la rue sans être vues et la façon dont c'est construit amène de l'air frais derrière les jâlîs.

Un touriste me disait "c'est même pas rose" mais Toulouse non plus à ce compte là, on dit rose pour la couleur des briques à Toulouse et rose pour la couleur des enduits à Jaipur. C'est plutôt saumon, moi je trouve ça très beau.
Ce n'est malheureusement pas toujours bien entretenu : les habitants de ces vieux bâtiments vivent là de génération en génération et n'ont souvent pas les moyens de conserver en état ces magnifiques maisons. Nous avons été invités dans une de ces vieilles maisons : des gens très pauvres... Ils avaient mis du lino sur le sol d'une chambres garnies de colonnes majestueuses, une palette de bois clouée maintenait fermé une petite fenêtre sculptée et ornée de magnifiques volets... Nous étions assis sur des sièges de jardin "modernes", en plastique délavé...rue de Pink-city(à suivre)

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 22:55

Zoé a trouvé un livre en français dans une petite boutique de la vieille ville :
Enchantée par sa lecture :
— Il faut que vous lisiez "Une princesse se souvient". Ça raconte l'histoire de la dernière vraie maharani de Jaipur et c'est elle-même qui l'a écrit !
Sylvie : Pourquoi la dernière ? Il y a encore des maharanis à Jaipur, preuve : un 2e drapeau flotte sur le palais de la lune quand la famille royale est chez elle.le palais de la lune— Oui mais depuis 1971 officiellement il n'y a plus de titres ou de privilèges en Inde donc les maharajas et maharanis ça n'existent plus...
— Ah bon ?
— Oui, j'ai appris que c'est Indira Gandhi qui a aboli tout ça. Au nom de l'état bien sûr mais en fait aussi à titre perso parce qu'un jour elle s'est retrouvée en concurrence politique avec cette dernière maharani en question. Elle a pas apprécié parce que les gens avaient massivement voté pour la reine et pas pour elle... Elle a mis Devi et son beau-fils Bhawani en prison pour une sombre histoire de fraude financière montée de toutes pièces je pense... Le beau-fils c'est celui qui devrait être maharaja maintenant, c'est aussi un Singh comme tous les rois de Jaipur. Singh quelque chose. Bref pour vous dire que puisque le roi ne peut plus normalement porter ce titre, sa femme n'est donc pas une maharani, donc la dernière vraie c'est Gayatri Devi. La famille qu'on ne peut donc plus appeler royale habite quand même encore le Palais de la lune. Du moins dans les étages. Le rez-de-chaussée c'est un musée.
— Je croyais que c'était les sikhs qui s'appelaient "Singh"... Les maharajas de Jaipur, ils ne sont pas sikhs.
Enoch : Non mais "Singh" c'est courant comme nom chez les rajputs.
— Ouais et Gayatri Devi a fait à l'époque la couverture de Vogue ! Il parait qu'elle était super belle. C'était son palais perso le Rambagh palace où vous m'avez emmenée déjeuner.rambagh-palace : petit-déj
Et l'hôpital qu'on a vu "SMS hospital", SMS c'est les initiales de son mari Sawai Man Singh, il a beaucoup modernisé Jaipur.
Il a soutenu Devi quand elle a voulu émanciper les femmes de Jaipur. Au début, ses 2 premières épouses ne voulaient pas sortir du zenana, le quartier réservé aux femmes dans le palais, un genre de harem. Quand des dignitaires de Jaipur venaient au palais, Devi insistait pour qu'ils viennent avec leurs femmes mais ça ne marchait jamais ! C'est là qu'elle a compris qu'en fait, les familles riches sont les plus traditionnelles et elle a eu l'idée de faire une école pour les jeunes filles issues de ces milieux. Et là ça a donné. Elles sont devenues scientifiques ou médecins... elles se sont émancipées.

Mais bon vous savez comme c'est pas encore gagné pour les femmes d'ici !

— Tu sais que le purdah, la loi d'isolement des femmes a été créé pour soit-disant protéger les femmes de la concupiscence masculine !

city-palace




city-palace : porte-du-paon

















Du coup Zoé se passionne pour Citypalace et surtout le Chandra Mahal, Palais de la lune, où vivait il n'y a pas si longtemps encore la princesse : née en 1919, Gayatri Devi est morte en 2009.

D'ailleurs maintenant quand quelqu'un vient visiter Jaipur elle adore lui faire faire le tour de ce qu'elle aime !
Gaitor cénotaphe royalLe beau-fils de Devi, Bhawani Singh est mort en avril 2011. Il aura sans doute une châtri à Gaitor comme tous les autres rois. Gaitor est le site du complexe funéraire des maharajas. Il est situé sur la route entre Jaipur et Amber, au pied de la colline de Nahargarh. Chaque raja a le sien sculpté en fonction de ses goûts. Ils sont en marbre blanc, celui de Jai Singh qui a créé la ville est orné de sculptures de paons, je ne sais pas si un nouveau est construit pour Bhawani Singh, il faudra que nous allions voir... Les cénotaphes dédiés aux maharanis de Jaipur sont également construits pas loin.

Le nouveau maharaja, petit-fils de Bhawani Singh qui n'avait qu'une fille, s'appelle Singh Maharaj Padmanabh Kumar.  Enfin celui qui devrait porter le titre de maharaja s'il existait encore des titres en Inde... Il est né en 1999 et tout le monde continue à dire "le maharaja" !

(à suivre dans "Jaipur me voilà ! "part 3)

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 22:37

me voilà !Un jour, comme ça, nous décidons de visiter l'Inde sans nous rendre compte de l'énormité du pays.
Après la kumbha mela (loin, loin du Rajasthan, mais en ce temps-là on est des fans du train de nuit et on ne se rend pas compte des distances !) nous allons à Jaipur. Nous y restons 8 jours pendant lesquelles nous rencontrons un jeune gars, Raj, qui nous guide pendant tout notre séjour.
Et sans trop savoir pourquoi (nous sommes sans doute victime d'un phénomène propre à l'Inde parait-il : on a envie de revenir même quand on s'est juré que c'était la dernière fois), nous prenons l'habitude de revenir en Inde tous les ans. Une fois le sud, ou le nord, l'est et l'ouest, (t'as oublié le centre Enoch ! eh oui c'est vraiment grand...). Rémi nous a accompagnés pour le circuit Kolkata-Bodhgaya-Varanassi pendant lequel nous concevons le premier projet "Voyage-Autrement".
Maintenant, c'est au tour de Zoé pour un retour au Rajasthan parce que si on veut du pittoresque, l'idée qu'on se fait de l'Inde des maharajas, des hommes en turban, des éléphants... c'est là qu'il faut aller.
À notre arrivée en gare de Jaipur, je repère un chasseur de touristes qui, comme ils le font tous, saute devant les fenêtres du train pour repérer son gibier. Dans ma tête, une lumière rouge s'allume. Dans la cohue pour descendre du wagon, j'entends "Riksha sir ?" je me retourne et sans surprise, je reconnais le gars.
— Riksha ? T'es rikshavala toi ? Habillé comme ça ?
car bizarrement, il est sapé avec des fringues de marques. Re-lumière rouge.
— Yes sir, I'm riksha vala.
— Mouais ben, on verra quand on sera sur le quai.
— Je vous aide pour votre sac ?
— Ceeertainement pas !
Peut-être qu'avec la cohue il va nous lâcher... mais non, arrivé dehors, il est toujours là derrière moi. Le temps de nous réunir avec Sylvie et Zoé, de mettre tous les sacs ensemble, de vérifier que tout est là (c'est très important quand on sort d'un train de nuit car un jour Enoch était en chaussettes ! quelqu'un lui avait chipé ses chaussures, Zoé comme c'était sa première fois "au pays des gruts" a eu peur pour lui, genre il peut attraper une infection sur ces routes dégueu'. Pour se rassurer,  elle a voulu aller avec lui acheter de nouvelles sandales tandis que je gardais les sacs à la gare. Ne faites pas ça non plus dans une gare de campagne, ne restez pas seule, au bout de quelques minutes vous vous retrouvez entourée d'hommes qui vous dévisagent, sans bouger, au bout de 30minutes vous commencez à flipper sans trop savoir pourquoi !). Donc je (Enoch) reprends, on est sur le quai et nous nous posons l'éternelle question de tout voyageur : Bon et maintenant ?
Preuve que c'est bien un pro, le gars est toujours là et il nous repropose ses services. Je me tourne vers Sylvie "Il me suit depuis que je suis sorti du compartiment et il est trop bien habillé laisse tomber, c'est un commission-man voir un lapka".
S — Ouais mais bon, on est trois, on connait l'hôtel où on va et après 6 h de train hein, j'ai pas trop envie de perdre du temps.
Z — D'accord avec mum, je l'avais vu aussi à la fenêtre, on prend celui-là et basta.
— Ok... Comment tu t'appelles ?
— Ricky
C'est ça Ricky, et moi je suis Homer Simpson. Re-re lumière rouge.
Nous suivons donc Ricky jusqu'à son riksha. Nous partageons les bagages et les personnes entre lui et un autre gars qu'il nous présente, ééévidemment, comme son frère et bien sûr en cours de route, il nous explique que l'Evergreen où nous voulons aller a changé. On pense à un tourist trap et on y va quand même mais en effet, l'hôtel est totalement différent, un nouveau trop haut de gamme pour notre bourse et l'ancien tout délabré ! Of course Ricky connait mieux !
Débarquement, discussion, visite, négociation... Nous finissons par accepter la place parce que trop marre de bouger et puis c'est pas mal situé.
Voilà Enoch (j'ai fait que rajouter les "petites choses" entre parenthèses...) vous a décrit le début de notre relation avec celui qui en réalité s'appelle Salam mais un nom musulman il craint que ça le fasse pas pour les touristes !
Salam est le fils aîné d'une grande famille chez qui nous mangeons le meilleur poulet-chapati de toute l'Inde.

                      La seule chose qu'on laisse ce sont les os, merci à toutes tes soeurs Salam !
poulet chez SalamIl est aussi connu partout comme le loup blanc et sa bande peut nous dégoter en quelques heures tout ce que nous voulons et ce à des prix imbattables ! C'est comme ça qu'on adoptera finalement cet hôtel comme QG définitif quand nous sommes à Jaipur.
Quant à Ricky-Salam, il nous accompagnera dans l'usine de textiles, véritable caverne d'Ali Baba pour les tissus

                           Jaipur est LA ville des tissus imprimés à la main.
                Les 2 endroits les plus réputés sont Sanganer tout près de Jagatpura
                                 et Bagru
sur la route de Pushkar.
                Quand l'impression est finie on ne voit absolument pas les raccords.
wood blocks et il nous amène 3 jours dans le Shekhawati et à la ferme des éléphants (voir les prochains articles)... Par la suite il nous aidera dans l'achat de notre propre ricksha mais ça vous le savez déjà...

                Nous achetons des oeufs en pierre (quartz, jade...) pour la sexologie au hameau.
                                      La bande-à-Salam a fait le tour des revendeurs
                              et a réussi à les faire percer pour y passer une cordelette.
                         Les pierres importées qu'on trouve en France sont passées à l'acide
                                           
ce qui détruit toutes leurs propriétés.
                             (obligation douanière quand on en fait un commerce intensif) 
                                           Les miennes sont brutes de tout traitement !
négociation avec Salam : oeufs de pierre(à suivre dans "Jaipur me voilà" part 2)

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 21:15

Pour terminer l'année 2011 quelques photos "insolites" qui m'ont faites...

...frémir
Un rituel initiatique pour les hommes au Kérala qui commence à dos d'éléphants caparaçonnés pour se terminer sur un char... 
Un mois pour arriver à cette transe puis à ce défilé dans les rues suspendus à des crochets enfilés dans la peau du dos et des jambes !kérala-rituelrituel initiatique Kérala
...douter
Partout en Inde, les camions sont ultra chargés et il y a toujours le risque de voir tomber le chargement sur la route ou pire sur notre ricksha. Là, en Inde du Sud, c'est trop bien fait, la façon dont les écorces de noix de coco sont savamment empilées pour être transportées avant d'être transformées en tapis.Tamil nadu : coïr
...sourire
La Grande parade du cirque quand j'étais petite commençait par "Venez voir, venez voir, un éléphant qui fait pipi par le trou d'une aiguille sans en mouiller les bords !..." Je n'en ai saisi l'humour que bien plus tard :éléphant : pipi
...rire jaune
J'entre doucement dans la chambre où Enoch dort... Nous étions à Khajurâho, après la visite des temples érotiques... Mais là j'ai plutôt été refroidie !grut : mortuaire !Kânyâkumârî
...m'attendrir

"Eh le blanc t'es tellement grand que tu m'as pas vue ?"
Enoch est malade et ne se rend même pas compte qu'il est suivi ! Nous sommes à la recherche d'un art traditionnel indien tenu secret le varmakalai. Nous errons dans tout le sud de l'Inde pour trouver un maître enseignant. De fausse piste en "on-dit" nous arrivons à Kânyâkumârî. Plus au sud on peut pas sinon après, c'est l'Antarctique ! Il fait un soleil de plomb. Les tamils ne gèrent pas leur patrimoine comme les kéralais : l'endroit où nous sommes  est exceptionnel par sa situation et tout autour, tout est moche ! Ces 2 états voisins sont tellement différents : pour résumer sachez que les kéralais embauchent des tamils pour leurs "gros travaux" car ils acceptent de longues journées de travail pour un salaire de misère qu'un Kéralais refuserait carrément.





...m'extasier
Tamil nadu : tresse
La fête tamile à Chidambaram, ville sainte de Shiva, est riche en couleurs, les saris tous plus colorés les uns que les autres et quelle recherche dans les coiffures !
Nous y avons rencontré de vrais pratiquants de vermakalai exécutant une démo... mais ils n'ont pas voulu nous donner de contact. Et ben tant pis pour eux tiens ! Toute façon, séjourner plusieurs mois ici, quelle horreur... La ville est laide et sale et l'océan est dangereux : la barre est à seulement quelques mètres du bord de l'eau...





 


...me sauver très vite après la photo
 
Kérala Kovalam : vague !

 

 


Enoch se b
aigne tous les jours dans la mer d'Oman. Du côté ouest où on se trouve, au Kérala, il n'y a pas de danger. La barre est à plusieurs dizaines voir centaines de mètres du rivage.

Tous les matins, pêche traditionnelle sur la plage, c'est paradisiaque mais il y beaucoup de lumières le soir au loin en mer : des bateaux industriels raflent tous les poissons pour les resto des plages touristiques...






singe : les-boules

  ...rire

Tiruvannamalai (Tamil Nadu) ville dédié à Shiva : pas un autre singe ne peut approcher de cette guenon qui accapare tout ce que les touristes donnent !
 












Nous avons vu aussi un oiseau trop bizarre dans ce parc : un paon-dindon. Tous les indiens de l'ashram le connaissaient. Je vous jure,
je l'ai pas photoshopé sauf pour écrire dessus !
paon-dindon tête


paon-dindon Tiruvanamalai








...avoir un recul

Les animaux morts en Inde, dessèchent sur place. Avant qu'il n'y ait plus que les os et la peau, les hyènes... ah ben non, c'est un chien... les chiens donc, aident au nettoyage de la nature. Ce n'est pas en pleine cambrousse, mais à 500 m de notre maison de Jagatpura sur un terrain non bâti.buffle : Shiv-nagar Jagatpuraankh-trivandrum


Et encore une fois pour les inconditionnels de Terry Pratchett
nous avons pu photographier un affluent de l'Ankh !
Petite explication pour les autres : c'est le nom de la... rivière (?) qui coule/stagne, à Ankh Morpork ville principale du Disque-monde, mais apparemment, elle a un affluent, cette photo en est la preuve, à Thiruvananthapuram capitale du Kérala
.


(Si vous n'avez pas encore dévoré tous les tomes du Disque-monde de Terry Pratchett, commencez maintenant, c'est de la "fantasy" c'est plein d'humour c'est merveilleusement écrit et traduit !)

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:16

Après Goa, il fallait consacrer un article à l'état que nous préférons en Inde puisqu'on a choisi d'y vivre :
"Le pays des rois" !
Je ne vais pas vous refaire Wikipédia mais quelques chiffres seront sans doute parlants si vous voulez visiter le Rajasthan. L'erreur courante des touristes jamais venus est de dire "Nous allons visiter l'Inde" et ce en 3 semaines !

Inde :
un des plus grands pays du monde, 7ème avec 3 millions 287 mille 263 km2, à peine plus petit que les 27 pays de l'Union européenne réunis (4 millions 376 mille 780 km2)
Rajasthan carteRajasthan : sur cette carte j'ai noté les endroits les plus intéressants
Le plus grand état de l'Inde 10,4% de la superficie totale du pays 342 mille 239 km2, soit la moitié de la superficie de la France (675 mille 417 km2)

Donc visiter l'Inde revient à faire le tour de 25 pays européens...
Visiter le Rajasthan équivaut à visiter la moitié de la France...
En Occident c'est possible, en Inde n'y pensez même pas :
Delhi-Jaipur 258 km = 6 h de voiture ou de train
Lille-Paris 230 km = 2 h 30 en voiture, 1 h en train
Quant à la circulation en ville :
Paris : 2 millions 212 mille habitants, plus quelques chiens en laisse et des pigeons
Delhi : 16 millions 754 mille habitants, plus vaches, chiens, pigeons, quelques singes en liberté
Toulouse : 440 mille habitants, quelques chiens en laisse
Jaipur : 3 millions 711 mille habitants, vaches, taureaux, chiens, cochons, ânes, singes, paons, pigeons, chameaux, éléphants, chevauxânes Jaipurcochons

En France en ville, on circule à pied, en voiture, en bus, plus rarement en vélo, moto, scooter. Vous connaissez tous un périph' aux heures de pointe...
En Inde en ville, on circule à pied, en moto, en scooter, en voiture, en ricksha, en bus, en camion, en vélo, en charrette. Vous ne pouvez pas imaginer les rues des villes à n'importe quelle heure !pink-city Jaipur circulation Tenez compte de toutes ces données avant de vous lancer à la découverte ! Si vous ne disposez que de 3 semaines ne faites qu'une partie du Rajasthan : atterrissez à Delhi changez un minimum d'argent à l'aéroport (prévoyez 2 jours dans cette capitale au retour pour dévaliser Main bazar à Pahar ganj)
allez tout de suite à Bikaner-house, la station de bus directs pour Jaipur, il y a des Volvo toutes les heures pour 700 roupies
quelques jours à Jaipur qui est La ville des pierres et des bijoux
puis 3 endroits maximum en fonction de vos préférences.
Repartez par Agrâ (Uttar pradesh) car venir en Inde sans voir le Taj mahal c'est dommage mais une nuit et la visite au petit matin suffisent, le reste n'a aucun intérêt.

Pour bien choisir ce qui vous convient :
Le Rajasthan c'est d'abord
Le désert du Thar, pas un désert comme le Sahara, un désert peuplé.11 désert du Thar, BikanerSi ce sont les paysages qui vous branchent choisissez les alentours de Bikaner,Rajasthan 04 Shekawati le Shekawati où vous pourrez vous sentir Maharani ou Maharaja, puis Jaisalmer la ville dorée à la frontière du Pakistan, là où le Thar change de nom (il s'appelle le Cholistan au Pakistan).
Si vous voulez du calme après la frénésie de Jaipur, passez 2 jours à Pushkar, vous ferez le plein d'encens naturels, d'huiles essentielles et de confiture de roses, si vous y êtes en Novembre vous verrez des chameaux par milliers !
Rajasthan Pushkar 09 Descendez ensuite à Bundi pour y retrouver l'ambiance du "Livre de la jungle", il parait que c'est là que Kipling l'a écrit, puis visitez les 2 réserves : Ranthambor où vous pourrez voir des tigres comme à Bandhavgarhtigre Bandhavgarhgrues Bharatpur et Bharatpur pour ses oiseaux.
S'il fait très chaud préférez le Mont Abu 1200 m le plus haut sommet de l'Inde du Nord après l'Himalaya, la vue est superbe et les temples jaïns ont des intérieurs à ne pas manquer, trop n'est jamais trop en terme de décor pour les jaïns ! Ne croyez pas que c'est près d'Udaipur, la route est longue et ça grimpe !

Chaque endroit a sa particularité, pour les grandes villes nous avons déjà évoqué Udaipur pour la tranquillité autour du lac Pichola, Jodhpur 2ème plus grande ville du Rajasthan, célèbre pour ses maisons bleues, certains vous diront que c'est la couleur des brahmanes, d'autres que le bleu éloigne les moustiques, je n'ai pas réussi à savoir pourquoi dans cette ville là comme à Pushkar c'est bleu et pas dans les autres parce que des moustiques et des brahmanes il y en a partout ! Quant à Jaipur la capitale, elle fait l'objet du prochain article.

(suite dans "L'Inde dans tous ses états : Jaipur")

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