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  • : La vie au jour le jour en Inde, les voyages de connaissance de soi que nous proposons dans ce pays si différent de la France, toutes les réflexions qui nous viennent dans nos différentes expériences en comparaison avec ce que nous vivons en France.
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 00:06

Tout au long de l'année vivent, sur les trottoirs de Jaipur, les "gens qui travaillent avec le sable". Ils fabriquent toutes sortes de poteries : les verres à lassi, les jarres pour décanter l'eau, des représentations de dieux... Au moment de diwali il est de tradition de décorer son jardin avec des statuettes de musiciens, de dromadaires, d'ânes ou d'éléphants. Les indiens placent aussi un peu partout des lampes à huile.

Pour l'anniversaire de Ganesh quelques familles sont installées près du temple principal, le long de JLN road. Ils ont abandonné l'argile pour le plâtre. 12-09-19-ganesha-trottoirIls modèlent avec beaucoup de soin des représentations du dieu à tête d'éléphant dans du plâtre fixé sur une ossature de fibres de coco et de bois.12-09-19-ganesha-structure Les proportions, le drapé des vêtements, tous les détails sont fixés par la tradition et magnifiquement représentés. Je ne sais pas si on peut les appeler des artistes parce qu'ils n'inventent rien, ils reproduisent à l'infini les mêmes statues dans des tailles et des couleurs différentes. Ils ont appris les gestes dès leur plus jeune âge et ils exécutent de façon parfaite leur technique.

12-09-19-ganesha-artiste-en-herbe

12-09-19-ganesha-peinture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les hindouistes défilent pour acheter leur statuette. 12-09-19-ganesha-choix12-09-19-ganesha-prix12-09-19-ganesha-emballéLes prix varient en fonction de la taille : un ordre de prix 250 roupies (moins de 4 euros) la petite de 30 cm de hauteur comme celle emballée en rouge. Aujourd'hui dernier jour possible pour les achats, les prix sont donc en hausse m'a expliqué ce couple... Je n'ai pas réussi à évaluer la géante de plus de 2m de haut, le vendeur m'ayant donné le prix pour les blancs c'est-à-dire en ajoutant plusieurs zéros  ! 

12-09-19-ganesha-ricksha12-09-19-ganesha-scoot

 

 

 

 

 

VA 12-09-19-ganesha-voiture

 

 

 

 

 

 

 

 

Transportée à pied, en voiture, en scooter, en ricksha puis installée dans la maison la statue fera l'objet de dévotions avec rituels familiaux pour, à la fin du festival, être immergée dans un lac.

 

À Jaipur les endroits sont rares et le plan d'eau du Jal Mahal reçoit un nombre considérable de statues.

Ce qui autrefois respectait le retour de la terre à la terre est aujourd'hui dommageable pour les réserves d'eau car si le plâtre est un produit peu polluant, par contre  les peintures en Inde contiennent encore des métaux lourds...

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:34

L'Inde est l'un des pays les plus polluants de la planète. D'après l’Agence Internationale pour l’Energie, l’Inde deviendra le troisième émetteur de dioxyde de carbone d’ici 2015. Et pourtant, l’Inde est aussi l'un des pays en pointe dans le domaine des énergies renouvelables, et plus précisément des éoliennes.
En Inde, la nuisance visuelle des éoliennes, sujet sensible en Occident, n’est pas du tout perçue : il y en a de nombreuses à Jaisalmer au Rajasthan, sur l’un des sites touristiques les plus populaires du pays. Si vous venez en Inde vous comprendrez en regardant toutes les constructions disparates, de béton, de tôles recouvertes de peinture criarde tout le long des routes du pays que personne ici ne perçoit l'esthétique de façon globale intégré à l'environnement ! Oui, bien sûr, individuellement une minorité (infime) soigne l'aspect de son habitation mais à côté de ça, jette comme les autres ses poubelles sur le terrain vide d'à côté...

L’Inde, avec ses milliers de kilomètres de côte, est un pays parfaitement adapté à l’énergie éolienne. Son potentiel d’énergie éolienne est estimé à 45 000 mégawatts, soit un tiers de la consommation d’énergie totale du pays. Au Tamil Nadu, en 2008, nous avons photographié ces premières éoliennes aux environs de Nagarcoil.
Tamil nadu : éoliennes de Nagercoil
Il y a un grave manque d'électricité, un déficit énergétique qui nuit au monde des affaires et à l'industrie. L'Etat indien le plus industrialisé, le Maharastra, a un déficit de quelques 4 000 MW par mois, ce qui l'oblige à des coupures de courant de 4 à 8 heures par jour. Nous au Rajasthan, un jour sur 2 l'électricité est coupée, c'est par quartier et surtout pendant les fortes chaleurs de mai-juin. C'est par rapport aux clim'. Pour la boulangerie on ne peut absolument pas prendre le risque de travailler le jour à cause des coupures.
C'est un gros industriel qui a lancé le premier l'installation d'éoliennes. Pour l'instant les parcs fournissent 7 % de la capacité indienne installée. L’énergie éolienne en Inde est toujours un secteur minoritaire comparé à l’ensemble des besoins d’énergie de ce pays immense, qui est dépendant du charbon et du pétrole.
Dans le Karnataka, une installation "énergies renouvelables" géante a commencé en 2011 : 20 % d'énergie éolienne et 80 % d'énergie solaire. 50 milliards de dollars vont être invertis dans ce projet sur 10 ans.Tamil nadu : éoliennes
La France occupe le 4e rang européen pour cette énergie propre, derrière l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Comparée à l’Allemagne par exemple, l’énergie nucléaire a un poids beaucoup plus important en France. Elle couvre environ 80 pour cent du besoin énergétique. En Europe, des associations protestent contre la dégradation visuelle provoquée par les éoliennes et les risques pour les migrations d'oiseaux...
Mais bon, une centrale nucléaire se fissure ou explose et qu'est-ce qu'il reste de l'écologie et des petits oiseaux migrant ou pas ?
Les éoliennes nécessitent du vent, un minimum d'environ 4 m/s pour entrer en fonctionnement. Il ne faut pas non plus que ça souffle trop en permanence, au-delà de 25 m/s (soit 90 km/h) ça craint pour elles...
Chez nous, en Midi-Pyrénées, l'électricité vient en gros pour les 2/3 du nucléaire (centrale de Golfech) et pour 1/3 de l'hydraulique (Pyrénées et Massif central). L'éolien occupe désormais la troisième place avec 4 % (200 mégawatts installés). panorama : éoliennespanorama : éoliennes

 

L'Aveyron est actuellement le plus grand parc éolien de France suivi du Pas-de-Calais.
Le Tarn a commencé à Assac. En descendant le chemin pour arriver au hameau on aperçoit les dix géantes, la nuit leurs feux rouges clignotent. Elles paraissent minuscules et pourtant : 200 tonnes chacune, 125 mètres de haut, avec des pales de 90 mètres de diamètre.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 17:54

Cet article est la suite des 2 précedents sur les enfants en Inde

Nous aurions pu adopter le même ton que pour les articles sur la condition des femmes en Inde. Beaucoup d'histoires sont aussi atroces et on a envie de hurler "stop ça suffit" et de se lancer comme Kailash Satyarthi dans le sauvetage de ces enfants-esclaves .
Mais on s'est un peu posé quelques questions : les enjeux au niveau global, les retombées pour les enfants eux-mêmes,
appliquées systématiquement ces actions commando nécessaires et efficaces n'engendrent-elles pas plus de problèmes que de solutions ?

Dressons d'abord un tableau de la situation et nos premières réflexions sur le sujet...


La loi actuelle en Inde :
depuis 2006 interdiction d'employer des enfants de moins de 14 ans dans hôtels et restaurants

depuis avril 2010 l'école est obligatoire et gratuite
 
chiffres : 
1 indien sur 3 a moins de 16 ans
1 milliard 210 millions d'habitants = 403 millions d'enfants (moins de 16 ans)
60 millions d'enfants au travail, dont 10 millions en servitude
20 millions travaillent en restauration et hôtellerie (1 million rien qu’à Delhi)

khajurâho village                   Ce petit garçon de 3 ans aide sa mère aux travaux des champs.

Mais il est indispensable de faire la part des choses entre exploitation des enfants et travail participatif à la vie de la communauté.
Les enfants qui aident leurs parents aux corvées domestiques,
ceux qui apprennent un métier dans l'entreprise familiale, enfants : à Pushkar                                       Très digne et maniant le marteau avec précision,
                                cette fillette vend ses louches à la foire aux dromadaires.
                                      Je boycotte car je suis contre le travail des enfants
                                      ou j'achète pour soutenir la famille financièrement ?


ceux qui contribuent à améliorer le sort de leur famille.
Ils sont fiers de trouver leur place parmi les leurs. Ce ne sont pas des enfants-esclaves.
Népal Swayambhunath                       Ces fillettes entretiennent les lampes du temple toute la journée.
                  Quand un côté est fait le troisième est à reremplir d'huile et à rallumer.

Les enfants-esclaves eux, paient une dette familiale. Ils peuvent être donnés en dot. Ils travaillent pour des patrons qui les battent. Les enchaînent, les mutilent pour qu'ils ne s'échappent pas. Les violent.
Ces enfants sont gravement atteints physiquement, affectivement, psychologiquement.



Le gouvernement indien a imposé aux écoles privées un quota d'enfants pauvres.
Espérons que certaines familles conservatrices, généralement les riches, accepteront que leurs enfants s'asseyent sur les mêmes bancs que des enfants de basse caste et ça c'est pas gagné. N'oubliez pas que le système des castes interdit par exemple à un intouchable de puiser au même puits qu'un membre d'une caste plus élevée, en cas de contact physique même accidentel ils doivent faire un rituel de purification...

enfants : recyclage à Paharganj Delhi               Des associations proposent aux enfants : recyclage l'après-midi et école le matin


Comment favoriser l’accès à l’éducation pour tous ?
adapter l’école aux besoins des plus pauvres ?

Comment lutter contre le sous-développement ?
Comment peut-on aider un gouvernement à mettre en place des stratégies sans imposer nos vues occidentales souvent stéréotypées et non adaptées ?

(suite dans "du côté des enfants part 4")
(explication des actions de Kailash Satyarthi et de ce qu'est la dette familiale dans de prochains articles)

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 19:30

suite des 4 précédents, dernier article sur la condition des femmes en Inde

Pour terminer cette sur une note optimiste :

                         Notre voisine porte son fagot, sa fille son livre de classe !enfants : apprentissageLe gouvernement commence à réagir devant les crimes d'honneur, pour le moment ceux qui ne mettent en cause qu'un couple seul, mais c'est un premier pas !
En mars 1991, Vijander de basse caste et sa petite amie Roshni issue d’une famille Jat, communauté de "haute caste", se sont enfuis pour se marier. Pensant que la colère de la famille s’était dissipée ils sont rentrés à Mehrana. Mais le conseil du village a ordonné leur meurtre ainsi que celui du cousin de Vijander, qui les avait aidés. Les trois ont été brûlés vifs, puis pendus. Le 14 novembre 2011 un juge a condamné leurs assassins : huit à la peine capitale et vingt autres à la réclusion à perpétuité.
Je ne suis pas "pour" la peine de mort mais il est temps que des juges commencent à prononcer des sentences sévères, la peur agira peut-être !

La maharani de Jaipur, Gayatri Devi (celle qui a écrit "Une princesse se souvient") avait déjà compris que la clé de la modernisation sociale passait par l'émancipation des femmes. En 1943, près de son "Rambagh palace", elle ouvre une école, la MGD, pour les filles "rajput" (haute caste très conservatrice). Ces femmes deviennent docteresses, scientifiques, écrivains... et sortent du purdah !
Aujourd'hui, une nouvelle loi datant d'avril 2010 rends l'école obligatoire et gratuite pour tous les enfants de 6 à 14 ans, le gouvernement indien a exigé que les établissements privés réservent 25% de leurs sièges aux enfants défavorisés. Il a aussi promis d'accorder un enseignant formé pour 30 élèves. Nous écrirons un article à part sur ce point "éducation" qui ne concerne pas que les filles mais qui est très important pour l'évolution de la société indienne.


Et le plus encourageant pour la fin : certaines femmes se rebellent. Sachant quels sont les risques, on peut dire "ça c'est des femmes qui en ont".
Le cas le plus célèbre est celui de Phûlan Devî même si elle meurt assassinée en 2001 sous pretexte qu'elle est de basse caste, elle est un exemple et un soutien pour toutes les indiennes oprimées : mariée à 11 ans, elle fait l'esclave pour son mari qui la bat et la viole régulièrement. Elle se révolte et s'enfuit. Elle est emprisonnée et violée. Après plusieurs rebondissements, elle réussit à venger toutes ces humiliations. Elle finit députée et lutte jusqu'à sa mort pour défendre les oppressés.
Le dernier cas médiatisé est celui de Rekha Kalindi que son père voulait marier à 11 ans (ce que la loi interdit depuis 1978). Elle a dit non. Il l'a enfermée et privée d'eau et de nourriture pendant des jours. Une chance qu'il ne l'est pas tuée. Maintenant, soutenue par l'Unicef, elle passe dans les écoles pour dire aux autres enfants que personne n'a le droit de les marier sans leur assentiment et surtout pas avant un certain âge.
Fin juillet 2011 a eu lieu à Delhi une "slutwalk". Une marche de femmes qui réclament le droit de s'habiller comme elles veulent. La réussite a été mitigée mais bon, c'est une première en Inde.
Actuellement sévit dans une campagne reculée de l'Uttar Pradesh un groupe de plusieurs centaines de femmes le "Gulâbî gang", le gang en rose (cette couleur n'est pas marquée politiquement en Inde !), créé par Sampat Pal Devî . Elles n'hésitent pas à utiliser des bâtons et d'autres armes paysannes pour faire respecter les femmes de la région. Dans le district (seulement ? eh oui) certaines lois sont changées ou renforcées pour aller dans leur sens.


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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 15:15

(Cet article est la suite des 3 précédents)


Quelques chiffres officiels en Inde :
             Une femme est violée toutes les demi-heures,
         une femme est tuée toutes les 75 minutes en moyenne.
mendiants à Jaipur
Maintenant, je vous propose un jeu.

Règle du jeu : Dans les affirmations ci-dessous cochez celles qui, dans le contexte exposé dans l'article précédant, correspondent à une infraction aux déclarations des droits de l'homme :

Me référant au "Dictionnaire de la culture juridique" de Feldman, un crime contre l'humanité est une "violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux".
Pour éviter que tout comportement criminel étatique puisse être qualifié à la légère de crime contre l’humanité, il faut qu'il s'agisse de crimes commis en exécution d’une politique étatique dont il faut prouver qu’elle est criminelle.
La Cour de cassation exige que pour être catégorisés crimes contre l’humanité les actes mis en causes le soient "au nom d’un État pratiquant une politique d’hégémonie idéologique". (je vous signale l'expression "patriarcat absolu". Juste comme ça... pour rien...)


Le "Statut de Rome" définissant les règles de fonctionnement de la Cour pénale internationale dit les choses ainsi :
Article 6 /.../on entend par crime de génocide l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.
 

Article 7 /.../on entend par crime contre l'humanité l'un quelconque des actes ci-après lorsqu'il est commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :
a) Meurtre ;
b) Extermination ;
c) Réduction en esclavage ;
d) Déportation ou transfert forcé de population ;
e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;
f) Torture ;
g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;
h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sens du paragraphe 3, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;
i) Disparitions forcées de personnes ;
j) Crime d’apartheid ;
k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.

 

De son côté la "Déclaration et programme d'action de Vienne" annonce comme principes généraux des droits de l'homme :
sec° 1
5. /.../S'il convient de ne pas perdre de vue l'importance des particularismes nationaux et régionaux et la diversité historique, culturelle et religieuse, il est du devoir des États, quel qu'en soit le système politique, économique et culturel, de promouvoir et de protéger tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales.

8. /.../La démocratie est fondée sur la volonté, librement exprimée, du peuple qui détermine le système politique, économique, social et culturel qui sera le sien et sur sa pleine participation à tous les aspects de la vie de la société. Cela posé, la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales, aux niveaux national et international, devraient être universelles et se réaliser sans l'imposition d'aucune condition. La communauté internationale devrait s'employer à renforcer et promouvoir la démocratie, le développement et le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans le monde entier.

15. Le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales sans distinction aucune est une règle élémentaire du droit international en la matière. Éliminer rapidement et intégralement toutes les formes de racisme et de discrimination raciale, ainsi que de xénophobie, et l'intolérance dont elles s'accompagnent, est pour la communauté internationale une tâche prioritaire. Les gouvernements devraient prendre des mesures efficaces pour les empêcher et les combattre. Les groupes, institutions, organisations intergouvernementales et non gouvernementales et les particuliers sont instamment priés de redoubler d'efforts pour lutter contre ces fléaux en coopérant et coordonnant les activités qu'ils déploient à cette fin.

18. Les droits fondamentaux des femmes et des fillettes font inaliénablement, intégralement et indissociablement partie des droits universels de la personne. L'égale et pleine participation des femmes à la vie politique, civile, économique, sociale et culturelle, aux niveaux national, régional et international, et l'élimination totale de toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe sont des objectifs prioritaires de la communauté internationale.
Les violences qui s'exercent en fonction du sexe et toutes les formes de harcèlement et d'exploitation sexuels, y compris celles qui sont la conséquence de préjugés culturels et d'une traite internationale, sont incompatibles avec la dignité et la valeur de la personne humaine et doivent être éliminées. /.../
Les droits fondamentaux des femmes doivent faire partie intégrante des activités de l'Organisation des Nations Unies dans le domaine des droits de l'homme, qui doivent inclure notamment la promotion de tous les instruments en la matière qui concernent les femmes.

 

La Conférence mondiale sur les droits de l'homme demande instamment aux gouvernements, aux institutions, aux organisations intergouvernementales et non gouvernementales d'intensifier leurs efforts en vue de protéger et de promouvoir les droits fondamentaux des femmes et des fillettes.
sec°2 B. Egalité, dignité et tolérance
1. Racisme, discrimination raciale, xénophobie et autres formes d'intolérance

19. La Conférence mondiale sur les droits de l'homme considère que l'élimination du racisme et de la discrimination raciale, en particulier sous une forme institutionnalisée comme l'apartheid ou résultant de doctrines fondées sur la supériorité raciale ou sur l'exclusion, ainsi que d'autres formes et manifestations contemporaines de racisme, constitue un objectif primordial de la communauté internationale et d'un programme mondial de promotion des droits de l'homme. /.../

20. La Conférence mondiale sur les droits de l'homme demande instamment à tous les gouvernements d'agir sans attendre et d'élaborer des politiques vigoureuses pour prévenir et combattre toutes les formes et manifestations de racisme, de xénophobie et d'intolérance, en adoptant, si nécessaire, une législation appropriée prévoyant des mesures pénales et en créant des institutions nationales pour lutter contre ces phénomènes.

22. La Conférence mondiale sur les droits de l'homme demande instamment à tous les gouvernements de prendre toutes les mesures appropriées en application de leurs obligations internationales et compte dûment tenu de leurs systèmes juridiques respectifs pour contrecarrer l'intolérance fondée sur la religion ou les conviction et la violence dont elle s'accompagne, y compris les pratiques discriminatoires à l'encontre des femmes et la profanation des sites religieux, en reconnaissant que tout individu a le droit à la liberté de pensée, de conscience, d'expression et de religion. Elle invite également tous les États à mettre en pratique les dispositions de la Déclaration sur l'élimination de toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou les convictions. 

 

Pour le moment moi, j'ai 51 cases cochées, et vous ? 

 

On peut encore charger autant qu'on veut mais est-ce utile ? Vous pouvez trouver facilement sur l'internet le texte complet du Statut de Rome, de la DPAV, des Pactes internationaux divers relatifs aux droits économiques, sociaux, culturels, civils, politiques et d'autres textes analogues.

 

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(à suivre dans "Naître dans une rose en Inde part 5)

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 22:10

chiffres Inde :
le décès d'une fillette sur six est imputable à la négligence et à la      discrémination

51 % des garçons sont nourris au sein, contre seulement 30 % des filles.Népal BudhnathLa baisse de population féminine en Asie est une catastrophe économique et écologique mondiale très grave. Regardez les stat' elles sont faciles à trouver : en Inde c'est 15 % des enfants conçus qui sont tués, toutes des filles. Dit autrement, c'est 33 % des filles qui sont abattues. Dit encore autrement : il "manque" 15 % de femmes dans la population. C'est 50 millions de femmes en moins. Oui 50 millions d'hommes qui ne trouveront pas de partenaires sexuelles et encore moins de partenaires de vie !
Après les meurtres à la naissance, il y a ceux perpétré sur les femmes adultes, si leurs comportements déplaient à leur famille ou belle-famille, on les nomme "crimes d'honneur". Ils sont aussi appliqués aux hommes dans le cas de mésalliances de castes. Népal Durbar-patan

Aucun chiffre
officiel sur les crimes d'honneur mais une étude indépendante de 2010 parle de 900 meurtres commis chaque année pour seulement trois états du nord de l'Inde (Haryana, Punjab, Uttar Pradesh).

Souhaitons que ces jeunes népalais soient de même caste et ne finissent pas lapidés pour l'honneur !

Amnesty international souligne qu'en Inde 40 % des femmes sont ou ont été victimes de
violences physiques ou d'agressions sexuelles.


Nous ne donnons que les chiffres pour l'Inde mais c'est pareil dans beaucoup de pays d'Asie. Au Népal, les militantes pour les droits des femmes confient, toujours à Amnesty International, qu'en osant révéler la violence domestique, les meurtres liés à la dot et la violence sexuelle, elles s'exposent aux menaces et même à la mort. Dans de nombreux cas, elles sont rejetées par leur famille pour avoir milité en faveur des droits des femmes et protesté contre la discrimination dont les femmes font l'objet.trek-nagarkot.146                        Aucune fille dans les rues de Nagarkot village népalais en fête

Uma Singh, jeune journaliste
et militante, a été tuée à l'arme blanche par un gang d'hommes le 11 janvier 2008 pour avoir évoqué la question de la violence contre les femmes. D'autres pays comme la Thaïlande, le Laos... ne tuent pas les filles mais sous-payées et esclavagées la plupart d'entre elles se prostituent...
 
Revenons à l'Inde : pour résoudre le big problème de manque de femmes, les hommes commencent à chercher à l'étranger, Népal et Bangladesh principalement, bien que ces pays soient aussi en déséquilibre démographique mais l'argent tout relatif des uns permet d'acheter la pauvreté toute relative des autres. Les riches, ceux qui étudient à l'étranger, cherchent à se marier dans les pays occidentaux. C'est là où ça se complique car si les népalaises et bangladeshies ont une culture totalement compatible avec leur nouveau mari indien, que se passe-t-il dans un mariage mixte avec une occidentale ! Comment celle-ci peut vivre la confrontation à des fonctionnements aussi barbares.
La presse révèle des scandales de plus en plus fréquents au Royaume-uni qui a une forte population d'indiens et de pakistanais et une tradition de non-assimilation des immigrés. La communauté asiatique y impose en toute impunité : vexations, harcèlement, mise à pied pour des mariages intercastes ou des "fautes de comportements" sans parler des dits "crimes d'honneur"... En Angleterre cette année 2011 enfin, une première : un couple anglais d’origine indienne a osé déposer une plainte aux prud’hommes contre leur ancien employeur, d’origine indienne également, pour discrimination à la caste. L’année dernière, Vijay caste des "intouchables" a été licencié après 7 ans de bons et loyaux services. De son côté Amardeep, issue de la haute caste des "jats", surchargée de travail et payée bien moins que ses collègues, a fini par démissionner en janvier. En fait, les supérieurs hiérarchiques du couple, issus de hautes castes, considéraient leur mariage comme une mésalliance, ils les ont donc harcelés au travail.

Pour le moment, les indiens se contentent des pays voisins amis mais quand ces pays-là aussi se mettront à chercher des femmes ? Où s’arrêtera cette recherche ?
Cela va-t-il amener de nouvelles pratiques sociales comme la polyandrie, plusieurs hommes se mariant avec la même femme ?
ça m'étonnerait dans un pays où la virginité de la femme est
encore vue comme un bien familial.
Cela va-t-il entrainer un développement du tourisme sexuel, les indiens allant chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas chez eux ?
ça m'étonnerait dans un pays au niveau de vie et
au pouvoir d'achat assez bas.
Va-t-on assister à l'ouverture de maisons closes ?
ça m'étonnerait dans une culture aussi
bégueule.
Va-t-on voir une augmentation de la prédation sexuelle dans un pays où la femme est un objet ? Une augmentation du trafic de femmes ? Cela va-t-il entrainer une agressivité par rapport aux pays disposant de femmes ?
Combien de temps une société peut tenir à ce rythme-là ? Pour le moment la population n'a pas vraiment conscience du problème. Mais quand ils vont s'en rendre compte, comment ça va péter ?
Même le tourisme sexuel des femmes maintient l'esclavage de la femme. Il atténue la frustration sexuelle ambiante même si peu que ce soit et empêche la bombe d'éclater.


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(à suivre dans "Naître dans une rose en Inde" part 3)

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 21:57

                                       Naître fille en Inde est encore difficile aujourd'hui...
                         Beaucoup, beaucoup plus difficile que vous ne pouvez l'imaginer...
khajurâho village
Les enfants du village de Khajurâho dont vous voyez aussi les photos dans l'article "Les filles naissent dans les roses, les garçons dans les choux", comme tous les enfants en Inde, sont encore plus marqués que nous par les différences fille-garçon.

Je me vois très bien dans cette page vous expliquer stoïquement et calmement :
En Inde, les femmes sont niées, bafouées, violées, assassinées. C'est de notoriété publique et implicitement admis par tous. Les conventions sociales issues d'une tradition millénaire veulent que les femmes ne soient rien. Avant même la naissance déjà elles sont vues comme un problème. La loi actuelle interdit aux médecins de révéler le sexe de l'enfant lors d’échographies pour éviter les demandes d'avortements systématiques en cas de grossesse-fille. Mais moyennant rémunérations ou par convictions religieuses ou par bêtise, beaucoup de médecins détournent la loi en adoptant un langage codé : "Vous pouvez célébrer" (c'est un garçon), "Il ne vous reste qu'à prier" (c'est une fille)...
Contrairement à ce qu'on pourrait penser ce n'est pas seulement dans les campagnes reculées que cela se passe. L'élimination avant la naissance est plus importante dans les villes et les régions riches qui ont accès facile à l'imagerie médicale. Les autres tuent simplement après la naissance. Les filles sont éliminées volontairement par manque de soin ou empoisonnement dès l'accouchement ou dans les premières années de vie.

En cas de sexe hors mariage, les femmes subissent brimades et sévices allant jusqu'au meurtre "voir pire".
Le seul destin admissible pour une femme est le mariage. Ceux-ci sont convenus par les familles à 95 % (stat' officielles) et 40 % de ceux-ci sont des mariages d'enfants qui sont évidemment des mariages forcés. La famille de la femme doit apporter une dot conséquente, interdite par une loi jamais respectée. Pour vous donner une idée de l'énormité de cette dot, sachez que les familles économisent depuis la naissance de leur fille sous forme de lingots d'argent ou d'or car il faut offrir souvent au moins une voiture, des appareils ménagers, des costumes et saris... Ces cadeaux sont offerts aux parents de l'homme, ils ne sont pas pour les mariés !

 
khajurâho village                        Cette femme hindoue n'est pas née au village de Khajurâho.
                     Elle doit donc se voiler dehors et dans la maison de sa belle-famille.
                   Elle ne découvre son visage que dans la cuisine ou seule avec son mari.
                    Elle peut aussi le faire pour nous qui sommes étrangers à toute caste !


Après le mariage, la femme vit dans la famille du mari et en devient l'esclave. Elle doit obéissance absolue aux hommes de la famille, les beaux-frères et surtout le père. Elle est la femme de ménage très soumise de la mère. Elle ne peut pas sortir seule comme elle veut. Elle sait très rarement lire (l'alphabétisation des filles même si elle est en hausse reste très faible), elle n'a le droit de communiquer qu'avec les autres membres féminins de la famille...

                                                        khajurâho village

                                                 Salle de classe à Khajurâho

                   1er avril 2010 une loi rend l'école primaire obligatoire et gratuite en Inde
                            avec mise à disposition d'un enseignant pour 30 élèves.
       8 millions d'enfants défavorisés, déscolarisés pourront rejoindre le système éducatif.
                      Encore faut-il que les familles voient l'intérêt d'y envoyer les filles
                  utilisées comme aides au ménage ou travaux divers dès le plus jeune âge
                                   et n'ayant pas besoin d'une instruction pour se marier !


 

chiffres : 80,6 % d'analphabètes pour les femmes, 50,2 % pour les hommes (en 1990, indiens âgés de + de 24 ans) 

Ces info vous touchent, vous scandalisent, "partagez" ces textes...
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(suite dans "Naître dans une rose en Inde part 2")

 

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Published by sylveno - dans sauver la planète
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 20:34

Relation hommes-femmes part 6 : les filles naissent dans les roses, les garçons dans les choux, toutes nos différentes viendraient-elles de là ?

(Pourquoi les parents vont-ils toujours baiser dans le jardin ?)

Cet article tente une explication sur nos différences psychologiques et donc comportementales : façon d'agir, de parler, de raisonner...
khajurâho village                                                 être vue...

L'homme et la femme sont différents psychologiquement parlant. Cest le sujet de nombreuses blagues sexistes ou de spectacles comme ceux de Florence Foresti ! Tout le monde sait qu'il y a des différences réelles et qu'on peut faire des généralités.

Bien sûr, ensuite, on affine selon chaque individu comme toujours en psycho.
Vous êtes-vous un jour demandé pourquoi toutes ces différences ?

khajurâho village
                                              en arrière-plan, la mère...

L'astrologie fait des coréllations en fonction de la date, heure et lieu de naissance, l'ennéagramme nous classe en 9 catégories qui ont des affinités entre elles ou non... D'autres systèmes encore essaient de nous décoder. Mais les différences hommes-femmes... Sont-elles seulement dues au fait que les filles naissent dans les roses et les garçons dans les choux ?!

Première observation, on n'est pas élevé de la même façon si on est une fille ou si on est un garçon. C'est le regard des parents qui nous façonne enfant. La place dans la fratrie joue aussi un grand rôle. Les enfants doivent se faire remarquer des parents et ils utilisent des stratégies qui s'élaborent en fonction de celles des frères et soeurs.
Pourtant il existe une "globalité-fille" et une "globalité-garçon" auxquelles s'ajoutent des différences de caractères en fonction des parents et de la place. À quoi est due cette globalité ?

Observation encore : nous sommes tous élevés par des femmes. Les pères qui changent les couches et s'occupent à plein temps des bébés ça ne se voit que depuis quelques années et c'est encore rarissime. N'entrons pas dans les polémiques du pourquoi, il y a un peu de tout, mais de toutes façons peu de femmes laissent la place aux hommes même si elles prétendent le contraire et
puis c'est vrai que peu d'hommes ont envie de changer cette habitude familiale ou sociale.
C'est encore une majorité de femmes qui s'occupent de la femme enceinte et du bébé : les puéricultrices et sages-femmes d
ans les maternités, les doulas à la maison... J'ai cherché, des masculins existent (pas pour doula) : "puériculteur", mais j'avoue ne jamais avoir entendu ce mot ! Pour "sage-femme" il y eu un essai idiot de "homme-sage-femme" puis on est revenu à "accoucheur" mais c'est souvent un médecin qu'on appelle comme ça, une sage-femme n'est pas médecin. À la crèche, presque tout le personnel est féminin, une nounou-homme vous en connaissez ?


J'ai observé mon propre comportement avec mes bébés et c'est vrai que je n'ai pas porté le même regard sur ma fille et sur mon fils. Attention hein, rien à voir avec aimer plus ou moins. Rien à voir avec je désirais plus une fille qu'un garçon ou l'inverse non mais j'ai beaucoup plus facilement assimilé ma fille à moi. Mon fils était quelqu'un d'autre, comme un complément. J'ai pensé que c'était à cause de l'histoire globale de ma famille. J'ai creusé cette piste... elle est intéressante, nous projetons beaucoup de notre histoire sur nos enfants mais ça n'explique pas tout.


Et j'ai croisé le chemin de "Laurence Olivier", psychanalyste et écrivain. Je ne mets pas en lien son site car il se trouve qu'il est tenu par un de ses élèves qui m'a jetée quand je lui ai écrit. Soit disant que n'étant pas une de ses élèves directes ça ne me donnerait pas le droit d'avoir un avis. Bon. N'empêche qu'étant lectrice assidue de ces ouvrages, je prends ce droit tout en précisant que cet écrit n'engage que moi.

L'ouvrage qui a éclairé toutes mes recherches c'est "Les enfants de Jocaste". Le début du livre est fastidieux, l'auteur rappelle à ses pairs qu'elle est une grande et bonne psychanalyste, ce dont je ne doute pas mais dont je me fous. La psychanalyse, je trouve que ça date et que ça commence à être bien dépassé !

Mais ensuite vient La révélation du livre, la mise en mots de plein de choses que je pressentais : toute cette explication sur le regard, le regard que reçoit le nouveau-né, regard-désirant ou non. Ce regard du parent qui s'en occupe, qui change la couche et donne le bain, regard qui est toujours sexué. Ce qui ne signifie pas qu'on pense au sexe avec son bébé naturellement mais que le sexe du bébé est très important.

côté ROSE :

khajurâho village
                        Ce regard qui leur manque, elles le posent sur nous...
 


Une mère change la couche de sa fille et tout ce qu'elle vit en tant qu'adulte, ce qui a rapport sa féminité, son acceptation (ou son rejet) de son sexe, sa joie d'être une fille, une femme, ses peurs, sa révolte de ne pas être un homme... tout ça est là et ressort devant ce petit sexe de fille. Il y a de l'émotionnel mais pas de "regard désirant" puisque c'est le même sexe que le sien. S'ajoutent à ce manque premier pour le bébé-fille, toutes les phrases des "mauvaises fées" autour du berceau.
Ça commence à la maternité avec la puéricultrice (pardon pour celles qui sont de bonnes fées mais j'ai eu tant de témoignages négatifs...) qui enseigne que pour nettoyer une fille il faut prendre beaucoup de précautions, "ce sexe est ouvert à toutes les infections, il faut le laver dans un sens particulier, ne pas introduire de caca dans le vagin"... Et on y croit quand on est une jeune maman, on veut tellement bien faire ! Mais en observant un peu on voit bien que quand un bébé fait caca dans ses couches, il y en a partout mais que ça part très bien dans le bain. Le vagin n'est pas un trou béant, ça, c'est une peur des femmes, la peur du viol. La vulve est fermée, certes pas avec un sphincter comme l'anus mais pas grande ouverte quand même !
1ère imprégnation imbécile : le sexe féminin peut s'infecter très facilement. L'hygiène est BEAUAUAUCOUP moins évidente pour une fille qu'un garçon.
L'extrême : la mère d'une de mes élèves l
ui donnait des bains de siège avec de l'eau de javel !
khajurâho village

2e imprégnation imbécile : "ATTENTION ne rentrez pas trop, faites gaffe à pas déchirer l'hymen. C'est une fine peau qui peut se couper".
La virginité des filles, c'est
TROOOP important, le sexe de la fille est fragile, on peut le déflorer si on n'est pas précautionneux.
 3e imprégnation imbécile : Ça continue à la maternelle : "Une filles c'est EMBÊTAAANT aux toilettes. S'il vous plait les mamans, ne leur mettez pas de pantalon à bretelles. Les garçons c'est facile, on sort leur petit bout et voilà !"
La foune, c'est une gêne, même faire pipi pose problème !


Donc au manque de regard-désirant qui aurait pu venir du père, s'ajoutent pour la petite fille, les craintes véhiculées par les autres femmes concernant son sexe.
Puisque ce sexe est si bizarre, la fille préfère l'ignorer. Elle le sentira sensible peut-être par hasard assise sur un bras de fauteuil ou en faisant du poney mais sa main ne va pas naturellement tripoter ce sexe. Ce qui explique que les filles découvrent souvent tard leur clitoris, parfois à l'âge adulte. La masturbation n'est pas souvent acceptée et pratiquée.
khajurâho villagekhajurâho village










Quant à l'intérieur du vagin, beaucoup trop d'interdits sont posés, elles ne pensent pas à l'explorer elles-mêmes.


Les petits noms pour désigner la vulve ou le vagin de la petite fille ne datent pas de très longtemps, pour ma génération il n'y en avait encore pas, on disait "la lune" comme pour le derrière. On dit d'ailleurs encore malheureusement un film de cul pour signifier un film de sexe...

D'autres messages directs ou non planent autour de ce sexe "Tu verras, quand tu te marieras" ou "quand tu rencontreras un homme" ou "c'est par là que passent les bébés". Rien n'est dit concernant un plaisir perso possible.
La fille attend donc, elle attend le regard de l'homme et elle attend l'homme qui la fera se connaître.
Ce manque de regard-désirant et cette attente l'amènent à être toujours en quête de relation, d'approbation. Les filles parlent souvent plus tôt que les garçons, créant de la relation là où elles n'en sentent pas venir naturellement. Elles cherchent à plaire pour être vues.
Toutes les nuances se créent à partir de ça : toute sa vie la femme aura besoin d'être sécurisée sur le fait qu'elle est intéressante, qu'on la voit. Pour ça elle a besoin que l'homme qu'elle a choisi la regarde et dise ce qu'il ressent en étant avec elle.
Quant au sexe, elle développera une rage énorme en s'apercevant qu'on lui a menti. Aucun homme ne la révèle un jour à elle-même, où aurait-il appris à le faire ?

 
Côté CHOU :
khajurâho villagePour les bébés-garçons, tout démarre plus simplement. Leur sexe est regardé comme complémentaire par la mère. Mère et bébé-garçon, comme mère et foetus, continuent à former "le couple parfait".
Cette situation va être amplifiée si l'homme-père ne correspond pas aux attentes de sa femme-mère. La femme ne recevant pas ce qui lui plairait de son homme, elle va façonner son bébé pour en faire un homme idéal.
En général, le bébé-garçon éprouve peu le besoin de parler, il n'a rien à expliquer, rien qui lui manque, jusqu'à environ 2 ans.

khajurâho village
Son sexe étant à l'extérieur et juste à portée de main, il découvre la masturbation comme allant de soi. Même si un interdit familial est posé on en parle. Plus tard, à l'adolescence, personne ne s'offusque de draps tachés même si c'est souvent passé sous silence.

Les difficultés pour le garçon arrivent dans une autre étape, sur un autre plan que le corps : dans la relation affective il a du mal à trouver sa place. Sa mère domine cette relation, il sent quelque chose d'étouffant, l'empêchant d'être lui hors de cette relation-fusion. Il va faire beaucoup de tentatives pour diriger la relation.

khajurâho village



 


Beaucoup de "non" dans la vie d'un petit garçon. Un garçon est souvent moins vite "propre" qu'une fille. Refuser le pot est alors la première démonstration du besoin de ne pas se sentir dirigé.
Il fera des tentatives pour que son père le sorte de cette relation. Les relations avec les autres hommes plus tard découleront des réactions du père face à ses appels.

Rester proche de sa mère, compris sans parole et vu, tout en pouvant être lui, seul.

Toutes les nuances se créent à partir de ça : en fonction du comportement de la mère.

Si la mère est très étouffante, il aura aussi besoin d'être rassuré sur son droit à être un homme, qui passe souvent par le droit d'avoir un sexe et de l'utiliser. D'où les comparaisons de taille de pénis, de besoins de prouver qu'on baise bien, qu'on est viril... Certains hommes ont une rage très souvent inconsciente ou inavouée contre leur mère qu'ils expriment en baisant le plus possible de femmes. 

 

 Toute sa vie dans sa relation à la femme, l'homme oscille entre l'envie de fusion et le besoin d'éloignement (seul ou avec d'autres hommes). Il ne trouve pas d'intérêt à mettre des mots sur ce qui se passe en lui.
Quant à la sexualité elle fait partie de ses besoins au même titre que manger, boire et dormir.


La mère dans cet article semble responsable de beaucoup de difficultés pour la vie à venir de ses enfants.  Je précise ici et je complète dans un article suivant ("résumons") que le père par son absence a autant de responsabilités que la mère dans ces difficultés.

Il est temps d'entamer une nouvelle ère où la guerre des sexes se transforme en union pour le plaisir de chacun/chacune et des enfants qui naîtront de cette union !  

 khajurâho village 

Pour partager vos réactions face à cet article, chers lecteurs,  n'hésitez pas à cliquer sur "écrivez vos impressions" en bas de l'article.

Je ne parle pas d'homosexualité, féminine ou masculine, dans ces articles hommes-femmes. J'ai reçu quelques homosexuel(le)s en séances mais pas suffisamment pour en tirer une expérience.


(suite dans "les enfants de Khajurâho")

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