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  • : L'Inde autrement
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  • : La vie au jour le jour en Inde, les voyages de connaissance de soi que nous proposons dans ce pays si différent de la France, toutes les réflexions qui nous viennent dans nos différentes expériences en comparaison avec ce que nous vivons en France.
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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 15:15

(Cet article est la suite des 3 précédents)


Quelques chiffres officiels en Inde :
             Une femme est violée toutes les demi-heures,
         une femme est tuée toutes les 75 minutes en moyenne.
mendiants à Jaipur
Maintenant, je vous propose un jeu.

Règle du jeu : Dans les affirmations ci-dessous cochez celles qui, dans le contexte exposé dans l'article précédant, correspondent à une infraction aux déclarations des droits de l'homme :

Me référant au "Dictionnaire de la culture juridique" de Feldman, un crime contre l'humanité est une "violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux".
Pour éviter que tout comportement criminel étatique puisse être qualifié à la légère de crime contre l’humanité, il faut qu'il s'agisse de crimes commis en exécution d’une politique étatique dont il faut prouver qu’elle est criminelle.
La Cour de cassation exige que pour être catégorisés crimes contre l’humanité les actes mis en causes le soient "au nom d’un État pratiquant une politique d’hégémonie idéologique". (je vous signale l'expression "patriarcat absolu". Juste comme ça... pour rien...)


Le "Statut de Rome" définissant les règles de fonctionnement de la Cour pénale internationale dit les choses ainsi :
Article 6 /.../on entend par crime de génocide l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.
 

Article 7 /.../on entend par crime contre l'humanité l'un quelconque des actes ci-après lorsqu'il est commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :
a) Meurtre ;
b) Extermination ;
c) Réduction en esclavage ;
d) Déportation ou transfert forcé de population ;
e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;
f) Torture ;
g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;
h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sens du paragraphe 3, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;
i) Disparitions forcées de personnes ;
j) Crime d’apartheid ;
k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.

 

De son côté la "Déclaration et programme d'action de Vienne" annonce comme principes généraux des droits de l'homme :
sec° 1
5. /.../S'il convient de ne pas perdre de vue l'importance des particularismes nationaux et régionaux et la diversité historique, culturelle et religieuse, il est du devoir des États, quel qu'en soit le système politique, économique et culturel, de promouvoir et de protéger tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales.

8. /.../La démocratie est fondée sur la volonté, librement exprimée, du peuple qui détermine le système politique, économique, social et culturel qui sera le sien et sur sa pleine participation à tous les aspects de la vie de la société. Cela posé, la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales, aux niveaux national et international, devraient être universelles et se réaliser sans l'imposition d'aucune condition. La communauté internationale devrait s'employer à renforcer et promouvoir la démocratie, le développement et le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans le monde entier.

15. Le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales sans distinction aucune est une règle élémentaire du droit international en la matière. Éliminer rapidement et intégralement toutes les formes de racisme et de discrimination raciale, ainsi que de xénophobie, et l'intolérance dont elles s'accompagnent, est pour la communauté internationale une tâche prioritaire. Les gouvernements devraient prendre des mesures efficaces pour les empêcher et les combattre. Les groupes, institutions, organisations intergouvernementales et non gouvernementales et les particuliers sont instamment priés de redoubler d'efforts pour lutter contre ces fléaux en coopérant et coordonnant les activités qu'ils déploient à cette fin.

18. Les droits fondamentaux des femmes et des fillettes font inaliénablement, intégralement et indissociablement partie des droits universels de la personne. L'égale et pleine participation des femmes à la vie politique, civile, économique, sociale et culturelle, aux niveaux national, régional et international, et l'élimination totale de toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe sont des objectifs prioritaires de la communauté internationale.
Les violences qui s'exercent en fonction du sexe et toutes les formes de harcèlement et d'exploitation sexuels, y compris celles qui sont la conséquence de préjugés culturels et d'une traite internationale, sont incompatibles avec la dignité et la valeur de la personne humaine et doivent être éliminées. /.../
Les droits fondamentaux des femmes doivent faire partie intégrante des activités de l'Organisation des Nations Unies dans le domaine des droits de l'homme, qui doivent inclure notamment la promotion de tous les instruments en la matière qui concernent les femmes.

 

La Conférence mondiale sur les droits de l'homme demande instamment aux gouvernements, aux institutions, aux organisations intergouvernementales et non gouvernementales d'intensifier leurs efforts en vue de protéger et de promouvoir les droits fondamentaux des femmes et des fillettes.
sec°2 B. Egalité, dignité et tolérance
1. Racisme, discrimination raciale, xénophobie et autres formes d'intolérance

19. La Conférence mondiale sur les droits de l'homme considère que l'élimination du racisme et de la discrimination raciale, en particulier sous une forme institutionnalisée comme l'apartheid ou résultant de doctrines fondées sur la supériorité raciale ou sur l'exclusion, ainsi que d'autres formes et manifestations contemporaines de racisme, constitue un objectif primordial de la communauté internationale et d'un programme mondial de promotion des droits de l'homme. /.../

20. La Conférence mondiale sur les droits de l'homme demande instamment à tous les gouvernements d'agir sans attendre et d'élaborer des politiques vigoureuses pour prévenir et combattre toutes les formes et manifestations de racisme, de xénophobie et d'intolérance, en adoptant, si nécessaire, une législation appropriée prévoyant des mesures pénales et en créant des institutions nationales pour lutter contre ces phénomènes.

22. La Conférence mondiale sur les droits de l'homme demande instamment à tous les gouvernements de prendre toutes les mesures appropriées en application de leurs obligations internationales et compte dûment tenu de leurs systèmes juridiques respectifs pour contrecarrer l'intolérance fondée sur la religion ou les conviction et la violence dont elle s'accompagne, y compris les pratiques discriminatoires à l'encontre des femmes et la profanation des sites religieux, en reconnaissant que tout individu a le droit à la liberté de pensée, de conscience, d'expression et de religion. Elle invite également tous les États à mettre en pratique les dispositions de la Déclaration sur l'élimination de toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou les convictions. 

 

Pour le moment moi, j'ai 51 cases cochées, et vous ? 

 

On peut encore charger autant qu'on veut mais est-ce utile ? Vous pouvez trouver facilement sur l'internet le texte complet du Statut de Rome, de la DPAV, des Pactes internationaux divers relatifs aux droits économiques, sociaux, culturels, civils, politiques et d'autres textes analogues.

 

Ces info vous touchent, vous scandalisent, "partagez" ces textes...
Vous avez des compétences, mettez-les en oeuvre
Vous pouvez agir,
Vous avez des connaissances, faîtes-les intervenir
Contactez-nous

(à suivre dans "Naître dans une rose en Inde part 5)

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Published by sylveno - dans sauver la planète
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commentaires

Biche 07/12/2011 19:33


Prémonitoire mon commentaire sur le caucase...


Paru dans le monde le 6/12/2011 : La sélection prénatale des garçons s'étend dans le Caucase (la femme ayant plus facilement accès aux échographies depuis 1990)...


 



En Inde, des échographistes mobiles dans les campagnes


LE MONDE |  6 décembre 2011 | 107 mots


Sur les 117 millions de « femmes manquantes » estimées dans le monde en 2010, 68 millions auraient dû naître en Chine et 42 millions en Inde. Si l'avortement est légal en Inde, le sexage
prénatal y est interdit depuis 1994. Pourtant le sex-ratio à la naissance y est d'environ 110.



 







La sélection
prénatale des garçons s'étend dans le Caucase


LE MONDE |  5 décembre 2011 | Catherine Vincent | 672 mots


Dans la région, les femmes ont plus facilement accès aux échographies depuis les années 1990. La préférence sociale pour les garçons conduit les femmes, dans certains pays d'Asie, à pratiquer
des avortements sélectifs, une fois le sexe de leur enfant révélé in utero par échographie.


--------------------------------------------------------------------------------

  Apparement ce serait surtout à partir du 3ème enfant que l'on supprimerait les filles là bas.


En Azerbaidjan 117 garçon/100 filles en 2009 (taux naturel = 105), en Arménie 116 (en 2008) en Georgie 112 (en 2006). Tendance identique en Albanie, Kosovo, Monténégro (111 à 112 enntre 2008 et
2010).


Raisons invoquées : perpétuer le nom de famille, soutien pour des parents agés.


En ce qui concerne l'Arménie, la Georgie et l'Azerbaidjan, les femmes continuent majoritairement d'avoir recours à l'avortement plutôt qu'à la contraception pour contrôler les
naissances. 


En Georgie, avortement autorisé jusqu'à 12 sem de grossesse puis interdit sauf dérogation pour raison médicale. Mais les femmes qui se rendent dans une clinique privée et qui apprennent qu'elles
attendent une fille, obtiennent facilement la dérogation : il leur suffit de faire état de leur situation économique.  

sylveno 08/12/2011 11:59



très intéressantes références... toujours aussi horrible ! tous des pays émergants sans conscinece politique mondiale... que pourront-ils faire si ce n'est la guerre aux pays voisins pour avoir
des femmes !



Biche 30/11/2011 12:47


Non, je n'ai jamais mis les pieds au Daghestan ! mais il m'arrive de me promener loin en "rêve" ! Et ce n'est pas toujours une partie de plaisir...

Biche 29/11/2011 13:18


Mon interêt pour les femmes au Daghestan a été suscité par un "rêve" très réaliste il y a quelques semaines...


Et puis j'ai lu un livre formidable il y a 4 ans environ : "Un verre de lait s'il vous plait" de Herbjorg Wassmo très très talentueuse. Tellement réaliste. C'est un livre que je n'ai jamais
oublié...





L'histoire se passe de nos jours.
Dans un village lituanien, Dorte, seize ans, vit seule avec sa mère et sa sœur. Depuis la mort du père, leur existence s'est faite rude, presque misérable. Pourtant, Dorte reste pleine de
fraîcheur et d'espoir. De naïveté aussi. Lorsqu'on lui propose d'aller travailler comme serveuse en Suède, elle part. Elle est alors prise dans un carcan de sévices, de séquestrations et de peur.
La prostitution forcée l'entraîne dans une chute qui paraît sans issue, au cœur des grandes villes scandinaves.
Oui, une histoire qui se passe de nos jours. L'écriture " coup de poing " de Herbjorg Wassmo, toujours rageuse, brûlante, vient rendre ici une description poignante de l'univers de la traite des
Blanches. Sur cette réalité trop proche que nous préférerions ne pas voir, l'auteur jette une lumière crue. Le tableau, violent par la cohérence même et la finesse des détails, est aussi un
portrait sensible du personnage principal.
Nous l'accompagnons dans sa solitude, jusque dans sa fuite à l'intérieur d'elle-même.

sylveno 30/11/2011 09:28



merci pour cette référence de livre qui sera ds notre prochaine commande ! Tu connaissais ce pays avant ton rêve ?



Biche 28/11/2011 20:00


A noter certains pays où l'on ignore ce que subissent certaines femmes habituées à être soumises et à ne pas poser de questions... Je pense au Daghestan par exemple. Au Caucase. Enfin, c'est ce
que j'ai cru comprendre...

sylveno 29/11/2011 09:53



Tu as raison des pays minuscules auxquels personne ne fait attention ça doit être pire personne n'y va jamais, on sait pas ce qui s'y passe réellement. La problématique dans ce pays semble être
la possibilité de reprise en main de la situation par les religieux... Comme en Inde comment sortir de la pauvreté ?
Il est intéressant aussi de noter que certains sujets ne rencontrent que peu d'intérêt, on ne sait pas ce qui tout à coup déclenche l'intérêt mondial : l'exemple du Tibet dans un autre domaine
n'est pas unique mais là ça a touché des milliers de gens on sait pas pourquoi, ceci dit tant mieux pour le Tibet.