Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

C'est Nous

  • : L'Inde autrement
  • L'Inde autrement
  • : La vie au jour le jour en Inde, les voyages de connaissance de soi que nous proposons dans ce pays si différent de la France, toutes les réflexions qui nous viennent dans nos différentes expériences en comparaison avec ce que nous vivons en France.
  • Contact

Recherche

2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 22:37

me voilà !Un jour, comme ça, nous décidons de visiter l'Inde sans nous rendre compte de l'énormité du pays.
Après la kumbha mela (loin, loin du Rajasthan, mais en ce temps-là on est des fans du train de nuit et on ne se rend pas compte des distances !) nous allons à Jaipur. Nous y restons 8 jours pendant lesquelles nous rencontrons un jeune gars, Raj, qui nous guide pendant tout notre séjour.
Et sans trop savoir pourquoi (nous sommes sans doute victime d'un phénomène propre à l'Inde parait-il : on a envie de revenir même quand on s'est juré que c'était la dernière fois), nous prenons l'habitude de revenir en Inde tous les ans. Une fois le sud, ou le nord, l'est et l'ouest, (t'as oublié le centre Enoch ! eh oui c'est vraiment grand...). Rémi nous a accompagnés pour le circuit Kolkata-Bodhgaya-Varanassi pendant lequel nous concevons le premier projet "Voyage-Autrement".
Maintenant, c'est au tour de Zoé pour un retour au Rajasthan parce que si on veut du pittoresque, l'idée qu'on se fait de l'Inde des maharajas, des hommes en turban, des éléphants... c'est là qu'il faut aller.
À notre arrivée en gare de Jaipur, je repère un chasseur de touristes qui, comme ils le font tous, saute devant les fenêtres du train pour repérer son gibier. Dans ma tête, une lumière rouge s'allume. Dans la cohue pour descendre du wagon, j'entends "Riksha sir ?" je me retourne et sans surprise, je reconnais le gars.
— Riksha ? T'es rikshavala toi ? Habillé comme ça ?
car bizarrement, il est sapé avec des fringues de marques. Re-lumière rouge.
— Yes sir, I'm riksha vala.
— Mouais ben, on verra quand on sera sur le quai.
— Je vous aide pour votre sac ?
— Ceeertainement pas !
Peut-être qu'avec la cohue il va nous lâcher... mais non, arrivé dehors, il est toujours là derrière moi. Le temps de nous réunir avec Sylvie et Zoé, de mettre tous les sacs ensemble, de vérifier que tout est là (c'est très important quand on sort d'un train de nuit car un jour Enoch était en chaussettes ! quelqu'un lui avait chipé ses chaussures, Zoé comme c'était sa première fois "au pays des gruts" a eu peur pour lui, genre il peut attraper une infection sur ces routes dégueu'. Pour se rassurer,  elle a voulu aller avec lui acheter de nouvelles sandales tandis que je gardais les sacs à la gare. Ne faites pas ça non plus dans une gare de campagne, ne restez pas seule, au bout de quelques minutes vous vous retrouvez entourée d'hommes qui vous dévisagent, sans bouger, au bout de 30minutes vous commencez à flipper sans trop savoir pourquoi !). Donc je (Enoch) reprends, on est sur le quai et nous nous posons l'éternelle question de tout voyageur : Bon et maintenant ?
Preuve que c'est bien un pro, le gars est toujours là et il nous repropose ses services. Je me tourne vers Sylvie "Il me suit depuis que je suis sorti du compartiment et il est trop bien habillé laisse tomber, c'est un commission-man voir un lapka".
S — Ouais mais bon, on est trois, on connait l'hôtel où on va et après 6 h de train hein, j'ai pas trop envie de perdre du temps.
Z — D'accord avec mum, je l'avais vu aussi à la fenêtre, on prend celui-là et basta.
— Ok... Comment tu t'appelles ?
— Ricky
C'est ça Ricky, et moi je suis Homer Simpson. Re-re lumière rouge.
Nous suivons donc Ricky jusqu'à son riksha. Nous partageons les bagages et les personnes entre lui et un autre gars qu'il nous présente, ééévidemment, comme son frère et bien sûr en cours de route, il nous explique que l'Evergreen où nous voulons aller a changé. On pense à un tourist trap et on y va quand même mais en effet, l'hôtel est totalement différent, un nouveau trop haut de gamme pour notre bourse et l'ancien tout délabré ! Of course Ricky connait mieux !
Débarquement, discussion, visite, négociation... Nous finissons par accepter la place parce que trop marre de bouger et puis c'est pas mal situé.
Voilà Enoch (j'ai fait que rajouter les "petites choses" entre parenthèses...) vous a décrit le début de notre relation avec celui qui en réalité s'appelle Salam mais un nom musulman il craint que ça le fasse pas pour les touristes !
Salam est le fils aîné d'une grande famille chez qui nous mangeons le meilleur poulet-chapati de toute l'Inde.

                      La seule chose qu'on laisse ce sont les os, merci à toutes tes soeurs Salam !
poulet chez SalamIl est aussi connu partout comme le loup blanc et sa bande peut nous dégoter en quelques heures tout ce que nous voulons et ce à des prix imbattables ! C'est comme ça qu'on adoptera finalement cet hôtel comme QG définitif quand nous sommes à Jaipur.
Quant à Ricky-Salam, il nous accompagnera dans l'usine de textiles, véritable caverne d'Ali Baba pour les tissus

                           Jaipur est LA ville des tissus imprimés à la main.
                Les 2 endroits les plus réputés sont Sanganer tout près de Jagatpura
                                 et Bagru
sur la route de Pushkar.
                Quand l'impression est finie on ne voit absolument pas les raccords.
wood blocks et il nous amène 3 jours dans le Shekhawati et à la ferme des éléphants (voir les prochains articles)... Par la suite il nous aidera dans l'achat de notre propre ricksha mais ça vous le savez déjà...

                Nous achetons des oeufs en pierre (quartz, jade...) pour la sexologie au hameau.
                                      La bande-à-Salam a fait le tour des revendeurs
                              et a réussi à les faire percer pour y passer une cordelette.
                         Les pierres importées qu'on trouve en France sont passées à l'acide
                                           
ce qui détruit toutes leurs propriétés.
                             (obligation douanière quand on en fait un commerce intensif) 
                                           Les miennes sont brutes de tout traitement !
négociation avec Salam : oeufs de pierre(à suivre dans "Jaipur me voilà" part 2)

Partager cet article

Repost 0
Published by sylveno - dans voyage
commenter cet article

commentaires

Armide+Pistol 23/01/2012 20:28


Il convient d'etre prudents, mais on est aussi parfoit ellement agreablement surpris par l'accueil...

sylveno 23/01/2012 23:41



eh oui, trouver l'équilibre entre prudence et ouverture à un possible !