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C'est Nous

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  • : La vie au jour le jour en Inde, les voyages de connaissance de soi que nous proposons dans ce pays si différent de la France, toutes les réflexions qui nous viennent dans nos différentes expériences en comparaison avec ce que nous vivons en France.
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:11

 

varma-démo : bâtonsNous cherchons à connaître et éventuellement pratiquer un art martial dravidien : kalaripayat, marma ati, silambam, kuttu varisai, varmakalai... Dans les renseignements que nous avions pris en occident, toutes ces disciplines semblaient bien différentes, chacune avec un art de vie différent ou alors une graduation bien structurée d'un même art global. Sur place nous nous sommes aperçus que rien n'était aussi précis. Mais ne sautons pas tout de suite à la conclusion !
Nous atterrissons à Chennai puisque le varmakalai est originaire du Tamil Nadu.
Notre enquête commence péniblement, déjà à Mahaballipuram des passons des heures sur une fausse piste. Nous décidons de coupler cette recherche avec le projet "Plantons des arbres" pour ne pas déprimer ! Le tsunami de 2004 a déPondichéry : ritueltruit des km de côte et nous voulons voir si nos bras et ceux d'une future équipe pourraient être utile pour reboiser la mangrove. Nous décidons donc de longer la côte en allant vers le Sud.
En janvier nous sommes à Pondichéry. Le nouvel an est très fêté en Inde du Sud : j'ai l'occasion de participer à un rituel de femmes, elles m'apprennent à d essiner à la craie devant les maisons. Nous restons dans la ville quelques semaines pour profiter de l'ambiance très particulière de cette ancienne colonie française. Aucune possibilité de trouver du varmakalai ici, un chiropracteur nous parle de quelqu'un, peut-être, à Chidambaram.
Nous arrivons donc dans cette ville peu accueillante malgré les rues en fête "happy pongal". LA ville de Shiva dansant. Chidambaram : natarâjaToujours aucune piste sérieuse pour le varma kalai :
varmakalai-enquête j'ai déjà dit et répété dans ce blog que les indiens sont toujours prêts à rendre service mais écoutent rarement ce qu'on cherche vraiment et nous envoient ou amènent où il semble bien pour eux que nous allions : si nous cherchons un bon resto avec de la vraie nourriture indienne, ils ne nous indiquent pas où eux iraient mais où ils pensent qu'un occidental aimerait manger... Et comme leur idée sur nous est basée sur "on ne sait pas quoi" ça donne très (mais alors TRÈS) souvent du n'importe quoi ! Sur la photo de droite un prêtre nous confie qu'il connait peut-être en effet peut-être quelqu'un qui pourrait peut-être nous renseigner peut-être sur cet art. Il nous fixe d'abord un premier rendez-vous où après quelques propos sur le mystère qui entoure le varmakalai il nous indique un endroit qui s'avère être... une usine de fabrication d'iddly ! On se renseigne autour, dedans, encore autour : rien...happy-pongalEt par hasard 2 jours après la rencontre avec ce prêtre, dans ce même temple, c'est "happy pongal" aussi pour nous : il y a une grande fête dédiée à Shiva et... une démo de varma kalai !
Personne ne parle anglais mais on arrive quand même à se faire comprendre. Pour la démo on nous installe dans l'arène : bien pour les photos mais attention aux yeux, bonjour la poussière !varma-démo : souroulD'abord les débutants et leurs bâtons longs : varma-démo : bâtonsvarma-démo : silambam
plus l'étudiant est avancé plus l'arme est courte, là nous assistons à un combat entre deux maîtresvarma-démo : bâtons courtsvarma-démo : cornes-de-gazellevarma-démo : père-et-fille


 







Armes encore plus courtes : les madûs (cornes de gazelles).
varma-démo : fouet

 





Enfin entrent en jeu les ouroumi ou souroul pattaï, ces redoutables fouets métalliques à 2 ou 3 lanières coupantes comme des rasoirs. 

Shahruk Khan en manie une avec dextérité dans le film de Bollywood "Ashoka". Il fait d'ailleurs à ce moment une réplique pleine de sens à son adversaire qui a seulement une lance : "non, ÇA, c'est une arme".

 

varma-démo : fouets
varma-démo : 2 fouets ou épées souples

Contre ce genre d'épées flexibles qui partent dans tous les sens, point de salut !
D'ailleurs, avant d'en maitriser le maniement, les blessures ne sont pas rares.
Impressionnant !


Et on termine par le combat à mains nues. Les pratiquants sont dans une forme physique top, quelque soit leur âge. Beaucoup de démonstration de souplesse et de puissance.
 varma-démo : maîtres combat mains nues 















varma-démo : maîtres mains-nues
L'efficacité en compétition interdisciplinaire ou en combat de rue et comment les pratiquants intègrent leur discipline dans la vie de tous les jours restent à vérifier. Malheureusement le vieux maître ne prend plus de nouveaux élèves. Déception vite effacée : je n'aurais pas aimé devoir m'installer dans cet endroit pour un apprentissage long, même la côte n'est pas jolie ni sécure.
Après quelques jours à explorer la mangrove, nous reprenons notre route toujours plus au Sud, vers Kânyâkumârî où, paraît-il, un prêtre connait un très vieil enseignant, spécialiste des "points vitaux".
Le pratiquant accompli en varmakalai doit aussi connaître ces points pour vaincre son adversaire ou guérir ses partenaires ainsi que la médecine ayurvédique pour
préparer le corps au mouvement et pour soigner sur les champs de batailles. Ça tombe bien, pour nous, un art martial a une dimension spirituelle et philosophique, c'est une façon de vivre qui prend en compte tout l'être humain, ce n'est pas seulement une technique de self-défense. Ce qui nous intéresse, c'est l'ensemble de l'enseignement.

(à suivre dans "sur la piste du varmakalai part 2")

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Published by sylveno - dans voyage
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commentaires

MB 02/03/2015 18:42

Vivement la suite