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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 06:17

suite de relation h-f part 111-08-02 teej pink-cityIl y a quelques jours nous sommes allés au Teej festival. Cette fête hinduiste appelée aussi "fête des femmes" a lieu dans toute l'Inde et au Népal, elle explique le code respecté par les femmes.

   

Elle se passe au moment de la mousson car la mousson est symbole de fertilité.
Dans pratiquement toutes les cultures, c'est la femme qui est responsable de la fertilité, on connait encore en occident la phrase "Elle ne m'a donné que des filles" or qui ignore encore que ce sont les spermatozoïdes qui déterminent le sexe ?
Certains guides touristiques traduisent même "tîj festival" par "fête des moussons" double erreur car d'une part "mousson" étant un régime météorologique de vents, c'est un mot qui s'emploie au singulier et d'autre part ce n'est pas la mousson qui est fêtée. Mais qui est fêté exactement ? 

 

Pour les plus passionnés d'histoire des religions, une mythologie d'origine non védique raconte que Shiva dieu masculin suprême est la personnification de l'ascèse.
 Pârvatî la déesse veut être proche de lui alors elle fait pareil, elle se lance intensément dans la prière et le jeûne. Par identité d'action, ils deviennent un. Ils sont unis, ils sont un seul être et cette union ne peut jamais être cassée, elle est éternelle.

Pushkar Shiva

Ce qui donne pour le peuple : Shiva médite pendant des siècles. Parvati voudrait l'épouser, elle prie et jeûne pour qu'il la regarde. Touché par sa dévotion, Shiva finit par s'apercevoir de son existence et se marie avec elle et ils "s'unissent" (disent les indiens) pendant des siècles.


Pârvatî est une forme de la déesse Durgâ : quand elle est l'épouse de Shiva. Elle envoie ce message à toutes les mortelles : "Pour trouver un mari et assurer prospérité et longévité à votre famille, priez et jeûnez"...
 

Pushkar Durgâ 

Depuis, chaque année la femme mariée remercie car elle a un mari, la non-mariée (à partir de la puberté) prie pour qu'un "homme bien" vienne à l'épouser. La tradition veut qu'elles s'habillent de beaux vêtements, se parent de bijoux, se décorent de henné. Elles jouent sur des balançoires, racontent des blagues, dansent, prient et jeûnent pour que leur mari et leur union soient bénis.


11 08 02 teej-festival lingam

 

Un immense défilé part de City palace et parcourt les rues de Pinkcity. Des groupes d'hommes présentent des mâts ornés entre autres de noix de coco symboles de Shiva. Tous ont une ceinture et se passent le mât. C'est apparemment très lourd mais ça ne doit jamais toucher le sol : grands lingams dressés avec au sommet une image de Pârvatî.

 

 

 

Dans le langage populaire "Tîj festival" est devenu "la fête des femmes" mais cette dénomination aussi est une erreur puisque les femmes célèbrent leur mari et prient pour le bien de leur famille ce ne sont pas elles qui sont l'objet de la fête... 11 08 02 teej-festival hommes11 08 02 teej-festival danse des hommes-copie-1

 

 

11 08 02-teej-festival femmes11-08-02 teej-festival encore des hommes

De nos jours, dans les villes, seuls quelques hommes hindus cultivés savent ce que font les femmes. Pour les autres, ça concerne les femmes alors ça n'a aucun intérêt.
Dans les villages il parait que la tradition est respectée, ici à Jaipur, les femmes prient et jeûnent mais je n'ai vu aucune danse ni balançoire...

 

(à suivre dans relation femmes-hommes part 3 : Raki, fête des frères et soeurs)

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Published by sylveno - dans sexualité
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