L'Inde est l'un des pays les plus polluants de la planète. D'après l’Agence Internationale pour l’Energie, l’Inde deviendra le troisième émetteur de dioxyde de carbone d’ici 2015. Et pourtant, l’Inde est aussi l'un des pays en pointe dans le domaine des énergies renouvelables, et plus précisément des éoliennes.
En Inde, la nuisance visuelle des éoliennes, sujet sensible en Occident, n’est pas du tout perçue : il y en a de nombreuses à Jaisalmer au Rajasthan, sur l’un des sites touristiques les plus populaires du pays. Si vous venez en Inde vous comprendrez en regardant toutes les constructions disparates, de béton, de tôles recouvertes de peinture criarde tout le long des routes du pays que personne ici ne perçoit l'esthétique de façon globale intégré à l'environnement ! Oui, bien sûr, individuellement une minorité (infime) soigne l'aspect de son habitation mais à côté de ça, jette comme les autres ses poubelles sur le terrain vide d'à côté...

L’Inde, avec ses milliers de kilomètres de côte, est un pays parfaitement adapté à l’énergie éolienne. Son potentiel d’énergie éolienne est estimé à 45 000 mégawatts, soit un tiers de la consommation d’énergie totale du pays. Au Tamil Nadu, en 2008, nous avons photographié ces premières éoliennes aux environs de Nagarcoil.
Tamil nadu : éoliennes de Nagercoil
Il y a un grave manque d'électricité, un déficit énergétique qui nuit au monde des affaires et à l'industrie. L'Etat indien le plus industrialisé, le Maharastra, a un déficit de quelques 4 000 MW par mois, ce qui l'oblige à des coupures de courant de 4 à 8 heures par jour. Nous au Rajasthan, un jour sur 2 l'électricité est coupée, c'est par quartier et surtout pendant les fortes chaleurs de mai-juin. C'est par rapport aux clim'. Pour la boulangerie on ne peut absolument pas prendre le risque de travailler le jour à cause des coupures.
C'est un gros industriel qui a lancé le premier l'installation d'éoliennes. Pour l'instant les parcs fournissent 7 % de la capacité indienne installée. L’énergie éolienne en Inde est toujours un secteur minoritaire comparé à l’ensemble des besoins d’énergie de ce pays immense, qui est dépendant du charbon et du pétrole.
Dans le Karnataka, une installation "énergies renouvelables" géante a commencé en 2011 : 20 % d'énergie éolienne et 80 % d'énergie solaire. 50 milliards de dollars vont être invertis dans ce projet sur 10 ans. Tamil nadu : éoliennes
La France occupe le 4e rang européen pour cette énergie propre, derrière l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Comparée à l’Allemagne par exemple, l’énergie nucléaire a un poids beaucoup plus important en France. Elle couvre environ 80 pour cent du besoin énergétique. En Europe, des associations protestent contre la dégradation visuelle provoquée par les éoliennes et les risques pour les migrations d'oiseaux...
Mais bon, une centrale nucléaire se fissure ou explose et qu'est-ce qu'il reste de l'écologie et des petits oiseaux migrant ou pas ?
Les éoliennes nécessitent du vent, un minimum d'environ 4 m/s pour entrer en fonctionnement. Il ne faut pas non plus que ça souffle trop en permanence, au-delà de 25 m/s (soit 90 km/h) ça craint pour elles...
Chez nous, en Midi-Pyrénées, l'électricité vient en gros pour les 2/3 du nucléaire (centrale de Golfech) et pour 1/3 de l'hydraulique (Pyrénées et Massif central). L'éolien occupe désormais la troisième place avec 4 % (200 mégawatts installés). panorama : éoliennes panorama : éoliennes

 

L'Aveyron est actuellement le plus grand parc éolien de France suivi du Pas-de-Calais.
Le Tarn a commencé à Assac. En descendant le chemin pour arriver au hameau on aperçoit les dix géantes, la nuit leurs feux rouges clignotent. Elles paraissent minuscules et pourtant : 200 tonnes chacune, 125 mètres de haut, avec des pales de 90 mètres de diamètre.

Par sylveno - Communauté : écologie nature et histoire - Publié dans : sauver la planète
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Kovalam pêche 03 Manger du poisson, quel régal ! La vie en dehors des massages et du varmkalai peut se résumer à ça... c'est parfait !
Goa est au bord de la mer mais dans les resto, du bœuf, du porc à la mode portugaise, peu de poisson. Ici, à Kovalam on a tout essayé... les calamars grillés restent mon meilleur souvenir. Et quand on a des envies végétariennes après cette orgie poisson on va au Lonely planet (eh oui le resto s'appelait déjà comme ça, avant le guide célèbre, parait-il).
Le matin tôt, les pêcheurs placent puis ramènent leurs filets. Scène typique, ravissant les touristes. Elle nous a donné l'occas' de belles photos ! Kovalam pêche 01 Kovalam pêche 04 Kovalam pêche 08 Kovalam pêche 10 Mais c'est beaucoup de boulot pour quatre poissons et la moitié d'un qui sont négociés directement sur la plage entre le chef des pêcheurs et les femmes. Kovalam pêche 15 Kovalam pêche 16



















Rien à voir avec ceux, énormes, des vitrines du bord de mer : requins, crustacés... L'explication, on la comprend la nuit : des lumières par centaines à l'horizon, bien loin de la côte... celles des immenses chaluts qui raclent le fond de la mer et peuvent fournir tous ces hôtels blindés de riches touristes...
Pour combien d'années encore avant épuisement complet ?

Par sylveno - Communauté : Vos voyages aux 4 coins du monde - Publié dans : voyage
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Kovalam : plage Ce minuscule village du Kérala était dans les années hippies un point de rendez-vous important avant le départ pour le Sri Lanka (Ceylan jusqu'en 1972). Les habitants ont su réagir et s'ouvrir entièrement au tourisme. Kovalam : plage Le bord de mer est une rangée d'hôtels et de restaurants servant essentiellement du poisson. Des centres ayurvédiques se sont ouverts un peu partout proposant médecine et massages. Même les tailleurs se sont mis au goût "western" et proposent de copier "same same" n'importe quel modèle. Et c'est vrai qu'ils sont aussi pro que notre tailleur de Delhi dans Paharganj ! Tous les tailleurs indiens savent recopier un modèle simple, très peu s'attaquent à un modèle complexe, je n'en connais qu'un à Delhi et un à Jaipur, ce qui est minime comparé aux milliers de tailleurs que ces villes abritent !
Dans ce petit village de Kovalam nous en avons trouvé 2. L'un de ceux-ci est même un phénomène dans le genre : il sait faire quelque chose d'impeccable à partir d'un simple dessin, ce qui, vue la différence de représentation graphique entre occidental et indien est proprement incroyable.
De même que pour les tailleurs, j'ai commencé des tests dans les centres de massage. Kovalam : centres ayurvédiques
Le premier : massage par une femme aux "mains mortes".
Explication pour ceux ou celles qui n'ont pas reçu souvent de massages ou qui croient qu'il suffit de connaître des gestes pour être un bon masseur :
point 1 :
le BA-ba du massage, un bon masseur doit avoir conscience qu'il touche quelqu'un, un corps vivant et un individu avec des émotions, des ressentis. Une masseur qui discute avec sa copine ou répond au téléphone ou sort fumer en milieu de séance peut créer un stress chez le massé plus intense que ce qu'il éprouvait avant la séance...
En point 2, je dirais : finir son geste. Quand on masse la jambe par exemple de haut en bas, ne pas s'arrêter à la cheville laissant le pied en "manque".
En point 3 : mettre une certaine pression. dans le toucher. Massage n'est pas caresses ou chatouilles...
Si ces 3 points ne sont pas respectés ça donne une sensation de "masseur aux mains mortes" extrêmement désagréable.
En point 4 : ne pas tirer vers le bas le visage ou ramener vers le centre le visage ou le ve
ntre. Ça donne une vraiment sale impression.

Dans les massages suivants, dans différents centres, je n'ai pas une seule fois trouvé les quatres points appliqués.

Je vais y renoncer quand Enoch semble avoir trouvé un maître en varma kalai. varma : fin-de-l'enquête Les jeunes du club nous font une petite démo :

varma-apprentissage : démo-école varma-apprentissage : école-démo












Le centre où le maître donne des soins propose aussi des massages.
Je décide d'essayer : je suis une femme donc on me confie à une masseuse et là c'est l'apothéose... de la bêtise: elle me fait carrément mal, très mal. Je demande de l'aide, on me répond qu'il arrive que le massage soit douloureux... oui ben ça va, je suis quand même masseuse aussi non ? Alors oui, ça arrive quand on tombe sur une zones bloquées ou engorgées mais là quand même non mais attends, elle me pince carrément. C'est pas calculé pour enlever des douleurs ça !
Elle continue néammoins. Bon peut-être que maintenant elle le sait et qu'elle va le faire autrement... mais non ! Bon, je la fais arrêter, j'ai tellement mal que j'en pleure...
Le lendemain mes bras sont recouverts de bleus. Je retourne au centre de soins pour le montrer au patron. Il a l'air très embêté et oblige la masseuse à s'excuser. Piètre compensation . Il me propose un massage gratuit par quelqu'un d'autre de plus compétent mais j'ai vraiment pas envie de tenter !

Quelques jours plus tard je rencontre une italienne sur la plage qui me dit venir à Kovalam depuis 10 ans car elle se fait soigner en ayurvéda. Son masseur s'appelle Gigi. Elle est tellement convaincante que je décide de tenter un dernier essai... Ouf, enfin... un vrai masseur. Une vraie technique.
Gigi me propose de rencontrer le médecin de son centre qui me prescrit des massages adaptés à ma problématique globale. Je peux lui poser plein de questions sur les plantes utilisées et me voilà lancée dans la partie ayurvéda qui bien sûr ne s'apprend pas en un jour. J'ai le temps car Enoch a réussi à négocier des séances individuelles 2 fois par jour avec le prof et de temps en temps du travail au kalari (l'arène où se déroule l'entraînement, on dirait en France le dojo ou le stade).
varma-apprentissage-1 varma-apprentissage-2
















Ils utilisent le toit terrasse de la guest house, tôt le matin ou tard le soir.

varma-apprentissage-3 varma-apprentissage-4















varma-apprentissage-5 varma-apprentissage-shaolin

















Pendant qu'Enoch virevolte avec grâce (lol !), je m'aperçois vite qu'il me faudra des années pour assimiler l'ayurvéda, cette médecine traditionnelle indienne. Le massage n'y tient qu'une place minime. Il n'y a pas de gestes spécifiques de massage appris en relation avec la médecine car ce qui compte ce sont les effets des plantes et des huiles. Le new-âge a introduit la notion de massage ayurvédique comme massage relaxant alors que le massage et les soins ayurvédiques n’ont pas une vocation relaxante mais curative. Ils visent à rééquilibrer un terrain, à ôter des tensions, en faisant aborber par la peau des huiles et plantes curatives de première qualité… J'ai passé des séances dans des bains d'huile très chaudes ou recevant des applications de tampons bouillants sur certaines parties du corps, ce n'était pas un massage comme on l'entend ici.
En résumé pour moi ce type de soins que j'ai reçus tous les jours pendant tous nos séjours à Kovalam est intéressant mais pas plus efficace que le massage émotionnel. Je ne me vois pas le pratiquer en France car il est adapté au climat de l'Inde. Il faudrait des dizaines d'années d'études et des dizaines de spécialistes pour trouver les plantes adaptées au climat européen et même encore ça devrait changer en fonction de la saison. Les huiles utilisées sont faites avec des plantes fraîches et sont appliquées à une température très élevée. Pour avoir l'équivalent en France le local doit être surchauffé et masser dans ces conditions est très pénible. Et puis comment se procurer des plantes fraîches ? De plus et c'est le plus important, on ne peut pas pratiquer ce massage sans connaître la médecine associée. C'est extrêmement long, j'en ai eu un aperçu pendant les mois où nous avons séjourné à Kovalam. Ne voulant pas devenir médecin ayurvédique en France, je ne suis pas allée au bout de l'étude de cette médecine.
Intéressant de constater que "le massage ayurvédique" n'existe pas plus traditionnellement que le "massage tantrique" ! 2 noms et 2 techniques inventées par les new-âgeurs pour remplir
leur compte en banque et satisfaire leur ego ?

Par sylveno - Communauté : "Psychologie interdite" - Publié dans : connaissance de soi
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12-03-Guam-après-sa-nuit-dehors.perplexe Vers 23 h Guam sort du jasse avec son patron et quand ce dernier rentre, Guam reste dehors.
OK, je t'appelle quand je me couche !
Quand Rémi l'appelle, Guam répond au bout de quelques minutes par un miaulement particulier et se précipite vers lui. Il aime être dehors seul mais il préfère de loin faire un tour avec le patron. Histoire de lui montrer que le frêne à fleurs au portail de la forêt est son arbre préféré par exemple.
Oui mais cette nuit-là, 2 h plus tard pas de Guam... Recherche rapide dans le noir, pas de chat-léopard...
Quand Charabia le poursuit (eh oui ils ne sont pas encore les meilleurs potes du monde... on est obligé d'envoyer quelques bouteilles en plastiques sur Chara pour qu'il finisse par comprendre que Guam n'est pas un chat-mendiant à chasser du hameau !), le jour, Guam se réfugie dans un houx. Des piquants, des branches fines, 4 m de haut... La sécurité absolue, Chara feint l'indifférence et décide négligemment que comme par hasard cet endroit, le pied de cet arbre est idéal pour se taper une sieste... empêchant ainsi toute descente !

Quand le patron finit par arriver, je descends un peu et je saute sur ses épaules. Là, c'est le pied, traverser le hameau en hauteur et donc totalement en sécurité ! Ce sainte-nitouche de Chara toujours mine de rien se "réveille" à ce moment-là et s'éloigne.
Mais cette nuit Guam ne répond pas à la voix de son maître qui finit par aller se coucher :
 
Il fait doux, c'est un chat, il trouvera bien un endroit pour dormir.
Jusqu'à présent il a toujours dormi sous la couette, collé au patron...
A
ux aurores, petit tour pour trouver le fugueur... Rien...
Enfermons Chara dans la cuisine, ça facilitera le retour du mini fauve !
Toujours rien, Rémi monte jusqu'à l'étable du voisin. Le long du chemin, sous les pruniers, un animal allongé, mort... une grosse fouine !
12-03-fouine-morte.jpg Ouf ! Mais toujours pas de Guam.
Retour à la cuisine :
Hou Hou, tu m'as enfermé avec Chara !
Guam s'est probablement glissé dans la cuisine dont la porte reste souvent ouverte, et s'y est endormi après bien des frayeurs qu'il nous raconte par son comportement le lendemain :
"Une bataille avec une fouine, notez que j'ai gagné sans même la toucher, elle a eu plus peur que moi et elle est tombée raide morte !
Et puis j'ai rencontré un mendiant : un chat étranger, passant dans la rue la nuit, bien plus craignos que Chara, il voulait vraiment s'incruster !
Et puis il y a plein d'odeurs bizarres d'animaux la nuit, ça fout les chocottes !" 12-03-Guam-après-sa-nuit-dehors.désespéré

 

 

Maintenant Guaminet se réhabitue doucement à sortir seul mais le premier jour, son patron étant absent, il s'accroche à mes pas, se pose là où il peut me voir,











il hume l'air, en permanence sur le qui-vive ! 12-03 Guam après sa nuit dehors : prudence
Si tu vas dans la cuisine, j'y vais aussi, et le plus haut possible c'est mieux... 12-03 Guam après sa nuit dehors : à l'abri
J'ai déterré la hache de guerre, vous ne vous rendez pas compte de ce qui se passe la nuit dans ce hameau ! 12-03 Guam après sa nuit dehors : hache de guerre

Par sylveno - Communauté : Ma langue aux CHATS - Publié dans : nos animaux
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